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SEANCES
samedi 23 juin à 20h
dimanche 24 juin à 19h
vendredi 29 juin à 20h
dimanche 1er juillet à 19h
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L'ADORABLE
VOISINE
(BELL, BOOK AND CANDLE)
de
Richard
Quine
USA,
1958, 1h46, VOSTF
Avec
James Stewart, Kim Novak, Jack Lemmon, Ernie Kovacs, Hermione Gingold
Gilliam, ainsi que sa famille, possède des pouvoirs magiques. Follement
amoureuse d'un éditeur sur le point de se marier, elle n'a qu'une solution
: l'envoûter. Son rêve : devenir une femme comme les autres et être
aimée pour elle-même, sans le secours de la magie... Une comédie
fantastique pétillante portée par ses deux acteurs principaux.
« Kim Novak a une manière de ralentir
les scènes
en maintenant une ambiguïté, fatale au final, entre la
mélancolie et la sensualité. Elle est accompagnée
dans L'Adorable voisine de James Stewart, le grand acteur
soucieux du cinéma américain. La fébrilité masculine
alliée à la lenteur féminine, version désaccordée
chez Hitchcock et accordée chez Quine, voilà un beau
programme. »
Axelle Ropert, Les Inrockuptibles
« Après
la reprise en salles de deux volets de La Panthère rose réalisés
par Blake Edwards, il était forcément bienvenu de faire
redécouvrir
au public les œuvres du très méconnu Richard
Quine, dont Edwards fut longtemps le scénariste, et auprès
duquel, on l’imagine, il a beaucoup appris. Mais là où le
cinéaste de La Party mettait tout son génie
comique au service exclusif du non-sens et du burlesque, Quine, plus
classique, utilise avec talent les ressorts de la comédie
romantique hollywoodienne : une pincée d’humour, des
envolées d’amour, et beaucoup, beaucoup de magie...
(…) Qui eût cru cependant que l’adorable voisine
de Richard Quine puisse être une sorcière ? Gilian Holroyd
(Kim Novak) est jolie, vêtue à la dernière mode
et tient sagement un magasin d’antiquités. Sa tante
parvient bien à investir l’appartement de son adorable
voisin Shepherd Henderson (James Stewart) sans en posséder
la clé, mais après tout, il n’y a que lui pour
en être surpris : n’est-il pas dans un film, royaume
de l’imaginaire et de tous les possibles ? Et pourtant, si
: Gilian fait partie du cercle très fermé de la sorcellerie,
ces gens qui ne peuvent pas aimer, ni pleurer, sous peine de perdre
tout pouvoir, et flottent lorsqu’on les jette dans l’eau...
(…) Pour beaucoup de stricts amateurs de magie, L’Adorable
voisine peut sembler bien daté. Les "effets spéciaux" n’ont
pas grand-chose à voir avec les prouesses techniques d’un
Harry Potter. Un peu de fumée bleue ou verte, quelques claquements
de doigts, des herbes en tous genres et une potion nauséabonde
sont les seuls manifestations de la sorcellerie. Mais c’est
aussi dans l’économie de moyens que l’on reconnaît
un cinéaste talentueux : comment ne pas être émerveillé par
cette jolie scène d’extérieurs, où perdu
au milieu de la blancheur de la neige, le frère de Gilian
(Jack Lemmon, parfait et hilarant, comme toujours), s’amuse
avec un plaisir jouissif à éteindre peu à peu
les lumières de la ville ? Comment ne pas être fasciné par
la scène du club où les musiciens jouent Stormy
weather dans une ambiance maléfique pour effrayer la fiancée
de Shepherd, qui craint les orages ? La façon dont évolue
le personnage de Gilian, interprétée par l’actrice
fétiche de Richard Quine, témoigne de cet attachement
au détail qui remplace tout effet spectaculaire (…).
Enfin, Richard Quine a la finesse d’esprit de se protéger
de tous les sceptiques à venir en utilisant le personnage
de James Stewart comme le "bad boy" de l’histoire,
celui qui refuse de croire à ce qui n’est pas validé par
un raisonnement mathématique, celui qui a perdu ses enthousiasmes
d’enfant, celui au fond qui voudrait que la raison puisse connaître
le coeur, en dépit de l’adage de Pascal... Au-delà du
déroulement pur du scénario, L’Adorable
Voisine aborde un thème passionnant : qu’est-ce
que la magie au cinéma ? Le cinéma n’est-il pas
déjà lui-même une manifestation de la magie ?
Quand James Stewart est ensorcelé par la plantureuse Kim Novak,
l’est-il vraiment à ses dépens ? La comparaison
avec Sueurs froides, sorti la même année, est à cet égard
intéressante, puisque James Stewart y était victime
du même amour passionnel et irraisonné, sans qu’il
n’y ait aucune (ou presque) intervention du paranormal... »
Ophélie
Wiel, Critikat.com
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