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SEANCES
samedi 23 juin à 18h
mardi 26 juin à 21h
samedi 30 juin à 22h
dimanche 1er juillet à 21h
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BULLITT
de
Peter Yates
USA,
1968, 1h53, VOSTF
Avec
Steve McQueen, Robert Vaughn, Jacqueline Bisset, Don Gordon, Simon Oakland, Robert
Duval
Chalmers, un politicien, demande au lieutenant de police Bullitt de protéger
Johnny Ross, un truand qui doit témoigner lors d'un procès contre
la mafia. Ross est abattu. Bullitt se lance à la poursuite des tueurs
et découvre que Chalmers a travaillé avec la mafia... Ce film culte
de Peter Yates est le précurseur des autres polars naturalistes américains à venir,
notamment French Connection de William Friedkin.
« Bullitt, c'est d'abord Steve McQueen
: visage impassible à la Bogart et Burberry's beige négligemment
posé sur l'épaule, il affiche l'insolence de ceux qui
ne doutent de rien tout en revendiquant une inébranlable intégrité.
Au volant de sa Ford Mustang Fastback, il crève littéralement
l'écran. Bullitt, c'est encore Steve McQueen puisque
c'est la star qui, après avoir apprécié Trois
milliards d'un coup (1967) de Peter Yates, confia la réalisation
du film au cinéaste britannique. Et Bullitt, c'est
toujours Steve McQueen car le film entra immédiatement dans
la légende grâce à une poursuite en voiture mémorable à travers
les rues de San Francisco : le comédien exigea de piloter
lui-même son bolide pouvant atteindre les 200 km/heure. Une
séquence qui nécessita quand même trois semaines
de tournage… et la pleine collaboration du maire de la ville.
(…) Formidablement rythmé, Bullitt est également
resté célèbre pour son réalisme, qui
tranchait avec les productions du genre à l'époque.
Tourné en décors naturels – une condition posée
par Peter Yates avant de signer son contrat –, ce film d'action
survolté exercera une influence sur plusieurs polars des années
70, comme la série des Inspecteur Harry ou le formidable French
Connection (1972) de William Friedkin. Désormais, la voiture
est un nouveau facteur de violence dans le cinéma américain.
Mais Bullitt ne serait probablement pas devenu une œuvre
culte sans les tempos inimitables de Lalo Schifrin : mieux que n'importe
quel dialogue, ils nous font partager les sentiments par lesquels
passe l'inspecteur tout au long de son enquête. Au final, rien
d'étonnant à ce qu'un tel cocktail de talents ait fait
de Bullitt un film particulièrement rentable : produit
pour 4,5 millions de dollars, il en rapporta 19 millions… »
Extrait
du dossier de presse, Solaris Distribution
« Peter
Yates a aimé ce que j’ai fini
par appeler par la suite "Jazz Meets the Symphonie", ce
mélange de jazz et de Ravel. Étant à l’époque
impressionné par le travail de Pierre Henry – sa variation
pour une porte et un soupir, c’est de la musique de film ! – j’ai
pu aussi convaincre Peter, sans lui parler directement de musique
concrète, d’accompagner lui-même sa poursuite
avec uniquement le son des voitures. Pourtant, il était parti
sur l’idée d’une orchestration dans un premier
temps. Le morceau Shifting Gears correspond à la séquence
de la filature, mais pas à la course-poursuite qui lui succède
et qui se finit par le crash de la voiture noire dans la station-essence.
Selon moi, c’était inutile car il allait y avoir beaucoup
d’effets sonores, des bruits concrets comme ceux des moteurs
de la Mustang et de la Dodge. J’ai écrit la musique
de la filature dans un tempo lent favorisant l’expression du
suspense. La tension monte, monte… Quand Steve McQueen enclenche
la vitesse, après s’être retrouvé derrière
la voiture qui le filait, la poursuite commence. C’est là que
j’ai choisi d’interrompre la musique. J'ai eu beaucoup
de succès avec Bullittet L'Inspecteur
Harry, si bien que j'ai commencé à être catalogué comme
compositeur "d'action urbaine". Combien de poursuites j’ai
pu écrire ! Je me sens responsable de la démolition
de tellement de voitures. Certaines nuits, je ne peux pas en dormir. »
Extraits
de Lalo Schifrin, entretiens avec Georges Michel, coll. Raccords,
2006
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