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SEANCE UNIQUE
jeudi 14 juin à 20h30
SÉANCE SUIVIE D’UN DÉBAT
ENSAN : Ecole Nationale Supérieure
d’Architecture
de Nantes
CAUE : Conseil d’Architecture,
d’Urbanisme et
de l’Environnement
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CLAIRVIVRE,
ENQUÊTE SUR UNE UTOPIE
de José Vieira, Gabriel
Peynichou
France, 2001, 52 min
En pleine forêt périgourdine,
sur un coteau ensoleillé,
la cité de Clairvivre fut entièrement construite en 1933
pour accueillir les gazés de la Grande Guerre et les tuberculeux.
Le film nous la montre peu changée aujourd'hui. Son histoire
est retracée par les témoignages, encore émerveillés,
des premiers candidats à l'utopie et par des films d'archives,
dont celui de l'inauguration de cette "ville de clarté, œuvre
de paix et de fraternité".
« Clairvivre est
une petite cité située à 50
km au sud de Limoges. Construite entre 1930 et 1933 par Albert Delsuc,
leader d’une organisation d’anciens combattants, le docteur
Hasemann et l’architecte Forestier, elle est probablement en
Europe le seul exemple de cité idéale au XXème
siècle. Nous avons retrouvé la cité où vivent
encore aujourd’hui 1000 personnes. À l’occasion
de notre première visite, nous avons découvert 20 bobines
35 mm des rusches d’Eliane Tayar, jeune réalisatrice élève
de Karl Dreyer qui réalisa en 1934 le film sur les débuts
de Clairvivre. Notre documentaire a pour objet de découvrir
comment a fonctionné Clairvivre du début des années
30 à nos jours. Les luttes internes entre les premiers pionniers
nous paraissent essentielles en ce qui concerne la compréhension
des systèmes utopiques. »
José Vieira,
Gabriel Peynichou
« Au début des années
1930, la Fédération
nationale des blessés du poumon convainc l'État de
financer la construction d'une ville en Dordogne. L'initiateur en
est le secrétaire général Robert Delsuc, assisté du
docteur Hazemann, fondateur de la médecine sociale, et de
l'architecte moderniste Pierre Forestier. Ils conçoivent une
sorte de phalanstère, sur le modèle des projets du
socialisme utopique du XIXème siècle, où les
pensionnaires qui travaillent sur place sont rémunérés
par des bons. C'est une ville transitoire, opposée au sanatorium,
où les tuberculeux guéris peuvent vivre avec leur famille.
Rationnelle, organisée par zones (habitat, loisir, travail,
services), bien aérée, la cité compte 177 pavillons
jumelés en béton armé avec de grandes baies
vitrées et des balcons donnant sur les vergers. Une centrale
distribue eau chaude et électricité ; ce "petit
paradis", qui dispose de tout le confort moderne, enchante les
plus pauvres. »
Annick Spay
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