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SEANCES
vendredi 15 juin à 22h
samedi 16 juin à 18h
dimanche 17 juin à 21h30
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H
STORY
de
Nobuhiro Suwa
Japon,
2001, 1h52, VOSTF
Avec
Béatrice Dalle, Kou Machida, Hiroaki Umano
Le réalisateur a réuni
une équipe dans sa ville natale, Hiroshima, pour une expérience
risquée : tourner – ou échouer à tourner – un
remake du film d'Alain Resnais, Hiroshima mon amour, avec, dans le
rôle autrefois tenu par Emmanuelle Riva, une actrice prénommée
Béatrice... Un mélange de documentaire, de fiction et
d'expérimentation, une œuvre sur le langage universel
du cinéma.
« 1958, Alain Resnais tourne au Japon Hiroshima mon
amour, sur un texte de Marguerite Duras. Une Française y rencontrait
un Japonais dans la ville qui avait été bombardée
treize ans auparavant. Ces personnages si éloignés, étaient
pourtant très proches, chacun ayant perdu beaucoup dans la
guerre... 2001, Nobuhiro Suwa veut tourner un remake de Hiroshima
mon amour avec Béatrice Dalle dans le rôle de la Française
Il tente une approche fidèle au texte de Duras et à la
mise en scène de Resnais. Aidé par un ami écrivain,
le réalisateur s'interroge... Peut-on tourner un film 40 après
sans avoir le même vécu des personnages de l'époque
(ni N. Suwa, originaire de Hiroshima ni Béatrice Dalle n'ont
connu la guerre, contrairement à Resnais et son équipe).
(…) En lieu et place du remake fidèle c'est finalement
un film moderne qui s'installe après une scène au bord
de la mer (les vagues ne nettoient pas uniquement la plage...). Cette
deuxième partie peu être perçue comme une autre
adaptation de Hiroshima mon amour, très libre et moderne,
une histoire entre une actrice française et un homologue japonais...
Voilà pour la trame de H Story, mais le film n'est
pas aussi simple que cela... Nobuhiro Suwa manipule le spectateur.
Dans la première partie du film, les frontières entre
le film et le tournage sont perméables (de temps en temps,
on voit un clap, ou encore un nuancier de niveau de gris : le tournage
se fait donc fidèlement en noir et blanc...). On passe de
la scène rejouée au tournage du film en restant dans
la continuité sur la même caméra. On entend alors
le réalisateur et son équipe hors champ. D'autres scènes
ne sont plus des remakes mais le tournage filmé. Rajoutez à ceci
des moments magiques, où Nobuhiro Suwa coupe le son, et inversement
ne laissant que les dialogues sur un écran noir. Le spectateur
flotte alors au-dessus du film et imagine son histoire. »
Jean-Marc
Sache, Le Zata
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