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SEANCES
mercredi 20 juin à 20h30
vendredi 22 juin à 20h
dimanche 24 juin à 17h
lundi 25 juin à 19h
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LE
POINT DE NON-RETOUR (POINT BLANK)
de
John Boorman
USA,
1967, 1h32, VOSTF
Avec
Lee Marvin, Angie Dickinson, Keenan Wynn
À la suite d'un hold-up retentissant, Walker se fait doubler par son complice
qui le laisse pour mort dans la prison désaffectée d’Alcatraz
et s’enfuit avec le butin et sa femme. Lorsqu’il se remet de ses
blessures, Walker n'a désormais plus qu'une idée en tête
: assouvir sa vengeance... Une fable politique spectaculaire (parfois à la
limite de l’expérimental) déguisée en polar.
« Les films-cultes naissent souvent d'une rencontre
improbable : Le Point de non-retourn'échappe
pas à la règle. Car qui aurait cru que Lee Marvin,
qui a trimballé sa gueule de tueur implacable chez Fritz Lang
et Robert Aldrich, confierait les pleins pouvoirs à un jeune
metteur en scène anglais complètement inconnu ?
C'est pourtant grâce à l'intuition du comédien
que John Boorman a pu signer en toute liberté son adaptation
d'une rare audace d'un roman médiocre de Richard Stark, alias
Donald E.Westlake. Sorti au même moment que Bonnie and
Clyde, Le Point de non-retourest un
polar qui prend autant les conventions du genre à rebrousse-poil
que le chef d'œuvre d'Arthur Penn. Réflexion sur le
désir de vengeance et la violence comme fatalité, le
film nous plonge dans l'univers mental du protagoniste. D'où ces
plans quasi fantasmatiques où Lee Marvin, filmé en
contre-plongée, déambule dans un couloir, tandis que
le claquement sec de ses pas résonne comme dans un rêve éveillé… Bousculant
la linéarité de la narration, à la manière
des cinéastes de la Nouvelle Vague, Boorman brouille constamment
les pistes et nous précipite vers l'abîme. Plus minéral
que jamais, Lee Marvin, presque mutique, devient l'incarnation même
de la Vengeance. Il sera d'ailleurs à l'affiche du film suivant
de Boorman, Duel dans le Pacifique. Taxé de complaisance envers
la violence, Le Point de non-retourn'est
pas immédiatement reconnu comme l'oeuvre visionnaire qu'elle
est. Ce qui ne l'a pas empêché d'influencer plusieurs
cinéastes, de Martin Scorsese à Quentin Tarantino,
Steven Soderbergh, Bryan Singer et Christopher Nolan… »
Extrait
du dossier de presse, Solaris Distribution
« Ce que
je voulais dire dans ce film et qui est sans doute une banalité,
c'est que la société américaine
se tue elle-même, elle s'autodétruit. Walker dans le film
est un catalyseur. Il est très vulnérable. La société américaine
qui est une société décadente est elle aussi très
vulnérable face aux forces primitives. En fait les spectateurs à la
fin croient qu'il a tué beaucoup de gens. Mais c'est faux. Un
critique comparant Le Point de non-retouret Bonnie
and Clydedisait que bien que Bonnie et Clyde tuent
beaucoup de gens, ils ne donnent pas l'impression d'être des tueurs,
mais que l'on considère Marvin comme un tueur alors qu'il n'abat
personne ! Je ne voulais pas que mes personnages aient l'air de gangsters.
Je voulais qu'ils ressemblent à des hommes d'affaires (…).
La seule motivation, la seule force qui maintienne [Walker] en
vie, c'est sa quête. Lorsqu'elle est achevée, il cesse d'exister.
En voyant le film, on devrait pouvoir penser que toute cette histoire
de vengeance se passe dans sa tête au moment de mourir. C'est une
interprétation possible. Il est puissant, il peut détruire
le monde parce qu'il a d'autres valeurs que les gangsters, il n'a pas
peur de ce dont ils ont peur, la mort. Il démasque leurs faiblesses.
C'est un catalyseur qui révèle la corruption du monde. »
John
Boorman ; extrait du livre d’entretiens de Michel Ciment, John
Boorman : un visionnaire en son temps
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