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SEANCES
vendredi 6 juillet à 20h
samedi 7 juillet à 18h
dimanche 8 juillet à 21h
jeudi 12 juillet à 22h
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SOLEIL
VERT (SOYLENT GREEN)
de
Richard Fleischer
USA,
1973, 1h37, VOSTF
Avec
Charlton Heston, Edward G. Robinson, Leigh Taylor-Young, Chuck Connors, Joseph
Cotten
New York, 2022. Les hommes ont épuisé les ressources naturelles
de la planète. Seul le "soleil vert" parvient à nourrir
une population miséreuse qui ignore tout de cet aliment. Accompagné de
son fidèle ami, un policier va découvrir au péril de sa
vie l’effroyable réalité de cette société inhumaine… Lors
de sa sortie en 1973, le film de Richard Fleischer relevait d’une vision
futuriste. À l’aube du XXIème siècle, il distille
une angoisse plus troublante.
« En 1973, l’an 2022, c’était
loin. Et Soylent Green (Soleil vert), adaptation d’un
roman de Harry Harrison, apparaissait comme une parabole, terrifiante,
d’anticipation sur l’avenir de l’humanité ravagée
par la pollution et la famine. À l’aube du XXIème
siècle, la parabole change d’aspect. Extraordinaire
en son époque, le film de Richard Fleischer est entré dans
le domaine du possible et distille une angoisse qu’on pourrait
dire existentielle : 2022, ce n’est plus si loin. »
J.S.,
Le Monde
« Soleil vert fait partie de ces
films d’anticipation
dont la crédibilité repose moins sur des effets spéciaux élaborés
que sur des personnages cohérents capables de nous faire vivre
les à-côtés d’une intrigue. L’œuvre
de Fleischer, d’une constante exigence formelle et dont la
thématique ne manque pas d’intérêt, témoigne
de la réalité américaine en se livrant à de
captivantes explorations de l’imaginaire, de l’angoisse
et de la solitude. Les personnages y sont murés dans leur
incapacité à communiquer, comme ligotés dans
leurs interdits. L’odyssée physique et psychique du
policier placé dans une situation à laquelle sa formation
et sa condition ne l’ont pas préparé le conduira
inévitablement vers un affrontement avec le milieu naturel
et social. Bien que futuriste, le film nous fait penser curieusement à l’atmosphère
dans laquelle les Américains étaient plongés à l’époque
de la grande Dépression quand l’obsession était,
là aussi, centrée sur la nourriture, l’habitat,
le travail et le repos. Mythique et poignant. »
Stéphane
Bourgoin, Richard Fleischer, Ed. Edilig
« Ayant
choisi de mêler une intrigue criminelle
au cadre de l’anticipation, Richard Fleischer signe ici une
parabole terrifiante sur ce que pourrait être l’avenir
du monde dans lequel nous vivons. Le réchauffement de la planète,
les conditions de travail, la crise du logement, le pouvoir des nantis
et l’indifférence à la pauvreté sont déjà,
dans les années 70, des questions d’actualité dont
Soleil vert nous dresse un portrait bien sombre. Une société livrée à elle-même
et manipulée, où tout élément de vie
végétale et animale a quasiment disparu, où les
livres sont devenus extrêmement rares et la nourriture, quant à elle,
est représentée comme le luxe absolu, responsable du
chaos à venir… La séquence bouleversante où Edward
G. Robinson se rend au "foyer" afin d’y contempler
une dernière fois des champs de fleurs, des vols d’oiseaux,
la mer et la montagne, nous rappelle le danger quotidien de la pollution
avec son cortège de destructions. »
Patrick
Brion, Télérama
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