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SEANCES
vendredi 1er juin à 19h
samedi 2 juin à 18h
jeudi 7 juin à 19h
dimanche 10 juin à 21h
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SUZAKU
(MOE NO SUZAKU)
de
Naomi Kawase
Japon,
1997, 1h35, VOSTF
Avec
Kunimura, Machiko Ono, Sayaka Yamaguchi, Sachiko Izumi, Kotaro Shibata, Kazufumi
Mukohira
Au Japon, un village au cœur de la forêt. La terrible crise économique
oblige la plupart des habitants, dont une famille qui vit de la sylviculture
depuis des générations, à quitter les lieux. On parle alors
d'un tunnel ferroviaire pour améliorer l'accès au village. Il symbolise
un avenir meilleur...
« Âgée de 28 ans, la jeune réalisatrice
japonaise, après quelques courts-métrages en 8 mm,
a réalisé son premier long-métrage de fiction
avec Suzaku, qui a remporté la Caméra d’or
[du Festival de Cannes 1997], venant sanctionner des débuts
prometteurs. L’œuvre est extrêmement classique,
minimaliste dans sa mise en scène, sans jamais adopter le
point de vue d’un personnage – un plan subjectif au détour
d’un trajet en mobylette surprend d’ailleurs dans le
montage par son exceptionnalité injustifiée –,
se bornant à décrire par le détail les mouvements
de la vie quotidienne d’une famille modeste en milieu rural.
Dans la sensibilité des détails, des regards, dans
l’inscription des personnages dans la nature, on perçoit
peu à peu la construction de l’univers de la réalisatrice.
Se tissent et se dévoilent, ou restent cachées, des
relations entre les membres de la famille, en dehors des liens convenus :
le neveu envers sa tante, la jeune fille envers lui, devenu un peu
le deuxième père parce qu’il fait vivre la famille… En
revanche, au centre de la famille, un père absent, obsédé par
la présence du tunnel inachevé qui aurait pu apporter
la prospérité au village et leur aurait évité de
sombrer dans le marasme économique. Mais le père, déjà absent
du monde auquel ils sont tous confrontés, va se dissoudre
dans la nature, ne laissant derrière lui que les films 8 mm
qu’il a réalisés. C’est la sensibilité des
détails et des touches décrivant les liens entre les
personnages qui fait le prix d’un film réalisé avec
un soin et une précision évidents. »
Hubert
Niogret, Positif
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