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SEANCES
vendredi 1er juin à 21h
samedi 2 juin à 22h
dimanche 3 juin à 21h
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THE
TASTE OF TEA (CHA NO AJI)
de
Katsuhito Ishii
Japon,
2003, 2h23, VOSTF
Avec
Sato Takahiro, Maya Banno, Tadanobu Asano, Anna Tsuchiya, Satomi Tezuka, Tatsuya
Gashuin
Les Haruno sont une étrange famille, unie par de solides liens d'affection.
Pas moins de trois générations coexistent dans cette tribu sympathique
qui habite une petite bourgade des environs de Tokyo. Pourtant, ce printemps
là, chacun va se trouver confronté à des problèmes
inattendus... Katsuhito Ishii s’en va filmer une chronique familiale au
coeur de la campagne japonaise, distillant ses élucubrations fantaisistes à travers
une galerie de personnages loufoques et attachants.
« Anti-dramatique au possible (…), cette
chronique familiale n’en est pas moins divertissante et touchante.
Touchante par son traitement et sa poésie, et divertissante
par ses excès et sa fantaisie surréaliste. Katsuhito
Ishii se livre ici à de multiples expérimentations visuelles
avec parfois beaucoup de bonheur, comme le plan symbolique du train
(réceptacle des rêves) traversant le front de Hajime,
qui évoque Magritte autant que le Voyage de Chihiro ;
ou les apparitions plus conventionnelles, de la jumelle énorme
de Sachiko, exception faite de la scène finale dont le dénouement
n’a rien à envier au Miike de Dead or Alive. (…)
Si un parfum très J-pop et manga flotte sur The Taste
of Tea, il n’en est pas moins profond par son attachant
et sensible regard porté sur ses personnages, à l’intériorité plus
riche qu’il n’y parait. Preuve que le Japon a su depuis
longtemps concilier culture populaire et ambition artistique. Capable
de rassembler les otaku fans d’anime et les cinéphiles
amateurs de chroniques familiales japonaise contemplatives, The
Taste of Tea est assurément un bonheur au goût suave, à savourer
d’urgence ! »
Dimitri Ianni, Sancho does Asia
« Après
la projection parisienne de Souvenir gouttes à gouttes (Omohide
Poroporo), le réalisateur
du Tombeau des lucioles [Isao Takahata] avait
expliqué qu'il n'existait pas de frontière thématique
entre le cinéma traditionnel et le cinéma d'animation.
Katsuhito Ishii partage certainement la même analyse, mais
l'énonce différemment. Pour The Taste of Tea,
il fait preuve d'une incroyable audace formelle, multiplie les inserts
(de textes, d'images, de séquences oniriques) et malmène
la grammaire habituelle du cinéma, non pas par une sophistication
excessive mais par une liberté de ton absolue. Le plus souvent,
les personnages évoluent dans des plans séquences minutieusement
composés, baignés par la lumière naturelle de
la région de Nigata dont Ishii est originaire. Le cinéaste
croque le quotidien d'une famille normale et équilibrée,
en apparence seulement... Chaque membre de la famille est gagné par
une douce folie et doit venir à bout d'un défi personnel
pour retrouver sa sérénité. Ishii papillonne
d'un personnage à l'autre, s'attarde sur des intrigues secondaires
(dont le récit hilarant d'un fantôme yakusa particulièrement
vindicatif), brouille les pistes de ses histoires pour mieux tisser
sa toile. »
Yannick Vély, Film de Culte
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