| |

SEANCE
UNIQUE
Dimanche 8 juin à 18h30 |
MASCULIN
FEMININ
de Jean-Luc
Godard
France/Suède,
1965, 1h50
Avec Jean-Pierre Léaud, Brigitte Bardot, Chantal Goya,
Eva-Britt Strandberg, Françoise Hardy
Paul revient du
service militaire et cherche un emploi. Madeleine, qu'il connaît
vaguement par relations, lui procure une place à la
revue de jeunes où elle travaille elle-même, en attendant
le succès de son premier disque. Autour de Madeleine évoluent
Elisabeth, dont l'amitié est à peine équivoque,
et Catherine, dont le nom et la personne évoquent une certaine
pureté. Un camarade de Paul, bohème typique, maniaque
du « jeu de la vérité », l'entraîne à l'action,
dans les sphères du « Parti ». Tandis que le disque
de Madeleine a du succès et qu'elle se voit partie vers la gloire,
Paul devient son amant. Mais il étouffe dans ce monde sophistiqué…
« Très
librement inspiré de Maupassant,
Jean-Luc Godard se livre ici à une enquête sur la jeunesse.
Il se sert d’interviews comme matériau pour ses dialogues,
et cherche la réponse à la question : “Comment
a-t-on vingt ans dans les années 60 ?”. Lui-même
se sent coincé entre deux générations :celle
des enfants de la Libération, et celle des “enfants
de Marx et de Coca-Cola”. »
Jean-Luc Douin, « Masculin-féminin », Télérama n° 2435,
le 11 septembre 1996.
« Un film en noir et blanc, plus
proche du documentaire que de la fiction, où les coups de feu
s’éloignent
du champ romanesque pour raisonner avec la sécheresse et la
banalité (voire l’absurdité) d’un fait
divers. »
Amélie Dubois, « Masculin
féminin », Les
Inrockuptibles Hors série Godard, 2006.
« Avec
Masculin féminin, Godard, qui a suivi
le conseil de Truffaut, fait d’une certaine façon le
travail que la télévision devrait faire : saisir les
mutations du temps présent – ce qu’à ses
yeux elle ne fait déjà pas – et d’essayer
de comprendre un état fugitif de la France et des Français,
entre deux tours d’élection (…). »
Alain
Bergala, « Masculin féminin ou l’an 01 de
Jean-Luc Godard », dans le cadre d’un livret d’articles
et de documents (36 pages) présent dans le DVD.
« En
définitive, Masculin Féminin est
tout le contraire d’un film terne et froid. Il est déchiré et
flamboyant, nourri comme Pierrot le Fou de la nécessité d’avancer
malgré la solitude. »
Francis Desbarats, « Masculin
Féminin de Jean-Luc
Godard », La caméra aux champs, www.editions-verdier.fr
|
 |