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SEANCES
mercredi 11 mai à 18h30
samedi 14 mai à 18h
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COPLAND
de James Mangold
USA, 1997, 1h44, VOSTF
avec Sylvester Stallone, Harvey Keitel, Ray Liotta, Robert De Niro
Dans cette bourgade baptisée Copland – « la ville
des flics » - , on se serre les coudes lorsqu’un copain
commet une bavure. Mais le shérif, une épave, se réveille
soudain et songe à faire triompher la loi…
« Rien n’a changé en Amérique, semble nous
dire James Mangold. Le droit du plus fort amène irrémédiablement
à l’hystérie collective. Le réalisateur esquisse
en deux-trois traits une silhouette et en deux-trois scènes des
personnages. Dans les recoins sombres d’une Amérique toujours
guettée par les démons. La placidité – limite
autiste – de Sylvester Stallone, tant de fois moquée, devient
ici lassitude, regrets. Il y a dans cette montagne de muscles avachie
une résignation secrète, une vraie mélancolie.
»
Pierre Murat (Télérama)
« La plus grande qualité du film tient à sa
force d’incarnation. Avec un talent souvent étonnant, James
Mangold campe très vite ses personnages et multiplie les détails
quotidiens qui leur confèrent une vraie épaisseur (Stallone
dévalisant un parcmètre pour pouvoir jouer au flipper).
Le film fait aussi preuve d’un artisanat du récit extrêmement
sophistiqué. En 90 minutes, il parvient à multiplier les
pistes narratives, en prenant à chaque fois le temps de leur
donner du relief et de la perspective (la trajectoire de Ray Liotta,
arnaqueur et cocaïnomane, est remarquablement traitée).
Mais ce qui confère au film une telle présence, c’est
avant tout Sylvester Stallone – et pas seulement parce qu’il
a pris 20 kilos pour le film. En dépit de cette prouesse (qu’on
oublie très vite), son interprétation reste constamment
en deçà de la performance. Dans ce contre emploi de loser
absolu, la star se glisse avec modestie derrière son personnage.
Cet art de l’underplaying caractérise le film dans son
ensemble. C’est ce qui le rend si original et finalement si nécessaire
dans le champ du cinéma américain contemporain. »
Jean-Marc Lalanne (Les Cahiers du Cinéma)
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