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SEANCES
mercredi 25 mars à 14h30
samedi 28 mars à 18h
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NARC
de Joe Carnahan
USA, 2002, 1h45, VOSTF, int -12 ans
avec Ray Liotta, Jason Patric
Dix-huit mois après une course poursuite tragique qui a coûté
la vie à un nouveau-né, l'officier Nick Tellis touche
le fond. Il survit tout juste grâce aux allocations. Sa femme
souhaite qu'il ne travaille plus pour la police. Mais lorsque l'officier
Calvess est tué, il est chargé de l'affaire. Il doit faire
équipe avec le lieutenant Harry Oak, le coéquipier du
policier décédé, connu pour son sens de la justice
expéditive. Leur traque de l'assassin va les entraîner
à travers les dédales de ruelles glauques et dans les
crack houses où se dealent les drogues. Un environnement qui
hante Nick comme un cauchemar...
« C’est, dans les décors immensément gris
de Détroit, un affrontement entre deux flics dissemblables. L’un
s’est déjà perdu et l’autre pas encore. Pour
interpréter le déjà mort, Ray Liotta s’est
fait la tête de Robert De Niro qui aurait pris trente kilos pour
un film de Scorsese. Et pour incarner le presque vivant, Jason Patric
a revêtu le bonnet d’Al Pacino dans Serpico, de Sidney Lumet…
Il s’agit de retrouver le drogué qui a tué un flic
infiltré. Périple fait de fausses pistes, de traques,
de tabassages. Long, très long périple de plus en plus
sonore, de plus en plus hystérique, comme si, à force
de côtoyer la déchéance, chacun ne pouvait qu’y
sombrer. Noirceur absolue qui contraste avec les moments rares dans
un polar, où le héros contemple son bébé,
le fait dormir contre lui et sa femme. Rappel d’une pureté
en fuite, d’une faute à jamais inguérissable…
»
Pierre Murat (Télérama)
« La facilité avec laquelle Joe Carnahan, réalisateur
débutant, se range à des valeurs morales carrées,
l’intérêt sincère qu’il porte à
ses personnages, la conviction des acteurs (Ray Liotta, à la
fois acteur et producteur, impeccable) fournissent au film ses meilleures
armes. Le vampirisme réciproque des Blancs et des Blacks, des
stups et des dealers, des hommes et des femmes, aimantes et émaciées,
constitue la toile de fond du drame ; tandis qu’un équilibre
tendu entre lassitude et détermination, retenue et brutalité
des personnages, donne au film sa cohésion. »
Mia Hansen-Love (Les Cahiers du Cinéma)
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