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SEANCES
vendredi 5 mai à 15h
mercredi 10 mai à 16h
à partir de 7 ans
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KIE LA PETITE PESTE (JARINKO CHIE)
de Isao Takahata
Japon, 1981, 1h41, VF, animation
Dans un quartier populaire de la ville d’Osaka, la petite Kié
assure avec énergie et débrouillardise le quotidien mouvementé
de la gargote familiale, avec l’aide de ses grands-parents et
du redoutable chat Kotetsu. Sa mère ayant quitté le foyer
pour une vie plus « normale », c’est elle qui doit
gérer les frasques de son père, « Tetsu le bon à
rien ».
Dans la carrière d’Isao Takahata, Kie, La Petite Peste,
est une œuvre remarquable à plusieurs titres. Treize ans
après Horus, Prince Du Soleil, il s’agit du troisième
long-métrage réalisé par le cinéaste. Mais
si Horus était un film de « fantasy » dont la genèse
fut marquée par une farouche bataille ayant opposé les
animateurs à leur producteur (le studio Tôei), Kié
est une œuvre de commande, un film social et contemporain. Il y
a plusieurs tendances dans l’animation japonaise. Isao Takahata
et dans une moindre mesure Hayao Miyazaki, sont les fondateurs et les
modèles du courant “réaliste”.
“Le comique de Kié est un comique de situation, pas
de dérision. Cela permet de raconter aussi des choses sensées.
Il a fallu porter une attention particulière à un grand
nombre de détails, notamment concernant le doublage. Dans beaucoup
de pays occidentaux, le comique est basé sur la dérision.
Des acteurs se forcent donc à surjouer. Au Japon, l’humour
basé sur la déformation de la voix n’est pas très
populaire. Personnellement, je ne l’emploie presque jamais et
je suis navré quand j’écoute les versions étrangères
de certains de mes films où les acteurs font de la caricature.
Dans Kié, le langage est très important car il est le
témoin d’une culture, d’une région, d’un
mode de vie et évidemment d’une expression. J’affectionne
la confrontation des personnages à des événements
qui les dépassent. La tension résultant de ces scènes
suffit souvent amplement à générer l’effet
comique recherché, à partir du moment où on choisit
une situation allant à l’opposé des convictions
ou du caractère d’un protagoniste. Cela permet aussi d’explorer
le mieux possible la psyché des héros”.
Isao Takahata
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