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SEANCES
vendredi 11 mai à 20h
samedi 12 mai à 18h
dimanche 13 mai à 21h
jeudi 17 mai à 21h
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DEUX
OU TROIS CHOSES QUE JE SAIS D’ELLE
de Jean-Luc Godard
France, 1966, 1h30
Avec
Marina Vlady, Annie Duperey, Joseph Gerhard
Elle, c’est la région parisienne avec ses grands ensembles et le
malaise qui l’étreint. Juliette n’en est qu’un simple
témoin parmi d’autres… Derrière le brûlot anarchique,
le cinéaste impose sa vision dédramatisée et perturbante
de la région parisienne.
« Dans une sorte de torpeur généralisée
se joue plein pot un rituel de transsubstantiation brechtienne :
l’actrice, son corps et son sang se métamorphosent en
direct (par le seul effet du verbe) en personnage ; la pensée
entre en jeu. Le style tend à rendre les formes humaines,
ou le contraire. Les villes changent et la vie s’ennuie dans
les cafés (dans deux ans, Mai) ; les cœurs, les âmes
grincent comme des portes. Alors, vive l’ivresse : trente
ans après, le sujet – la construction de grands ensembles
et la vie qu’on y mène, une prostitution généralisée – est
un sujet comme un autre (cette cité peu riante à la
mode gaulliste, proprette, "années 60", est filmée
comme Tati filmait les gratte-ciels et de Broca, Brasilia)
et fait frémir (le pire arrivait). »
Jean-Baptiste
Morain, Les Cahiers du cinéma
« Fragmentation
organisée du récit, collage
dévastateur d’images, de séquences, de confessions
face à la caméra attentive de Raoul Coutard… Deux
ou trois choses que je sais d’elle est une des plus parfaites
expressions du cinéma désordonné, subjectif,
irritant, confus, nombriliste, mais aussi surprenant, sincère,
lumineux, dérangeant, novateur, que Jean-Luc Godard prône
maintenant depuis près de quarante ans. Derrière le
brûlot anarchique, la dénonciation des mensonges que
l’art cinématographique dominant entretient à travers
ses fictions, le cinéaste impose sa vision dédramatisée
et perturbante de la région parisienne : ''grand bordel''
qui fait de chacun de nous un prostitué (de son patron, de
la publicité, des grands ensembles, de son mode de vie…). »
Gérard
Camy, Télérama
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