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SEANCES
mercredi 9 mai à 15h
samedi 12 mai à 16h
dimanche 13 mai à 17h
VOYAGE DANS LES GRANDS ESPACES
À PARTIR DE 7 ANS
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LOUISIANA
STORY
de Robert Joseph Flaherty
USA, 1948, 1h17, VOSTF
avec
Joseph Boudreaux, Lionel Le Blanc, E. Bienvenu, Frank Hardy
Dans les marécages de la Louisiane, où un jeune garçon vit
dans la familiarité des animaux sauvages, arrivent des bulldozers, des
canots automobiles et des sondeurs qui érigent un derrick et découvrent
un gisement de pétrole. L'enfance tranquille du jeune cajun est alors
bouleversée. L'opposition entre nature inviolée et civilisation,
chère à Flaherty.
« Dans Louisiana Story, Robert Flaherty a choisi l'opulente nature
louisianaise comme lieu de rencontre entre deux cultures : une culture industrielle
anglophone et une culture rurale francophone. Ce film, qui est commandé et
financé par la compagnie pétrolière Standard Oil devait à l'origine
montrer les difficultés et les dangers de l'extraction pétrolière
pour ses équipes tout en les mettant en scène dans une réalisation
destinée au grand public. Le problème posé à Flaherty était
que de telles manœuvres étaient souterraines, qu'elles échappaient à l'objectif
de la caméra. Après avoir parcouru des milliers de kilomètres
aux Etats-Unis à la recherche de l'inspiration, son choix se porta sur
le pays des Acadiens de Louisiane où il fut marqué par l'image
d'une plate-forme se déplaçant par voie d'eau sur l'un des multiples
bayous de cette région. Ce lieu lui permettait de mêler et de confronter
dans la même image la modernité des derricks et une nature sauvage,
une population étrange par ses traditions et son langage à une
population ouvrière plus typiquement américaine. Louisiana Story
reste un film étrange et ambigu. Les hommes y apparaissent secondaires
dominés par le gigantisme des équipements pétroliers et
la grandeur de la nature. Il semble que lors du tournage Flaherty ait été fasciné par
la faune et la flore au détriment du scénario qui était
la rencontre entre deux cultures à travers les découvertes et les
liens d'amitié d'un petit garçon cajun. »
Christine
Louveau de la Guigneraye, Université de Paris VII
Robert Flaherty présente ainsi ce qui devait être son dernier
chef-d'œuvre : « L'action devait avoir pour centre un derrick se
déplaçant sur un bayou avec une majesté silencieuse, et
laissant derrière lui un paysage aussi immuable qu'avant son passage.
Il nous fallait un héros, un vrai garçon "cajun", et
un foreur qui deviendrait l'ami de cet enfant de la nature, et finirait par triompher
de sa timidité et de ses réticences. Nous voulions que ces rôles
fussent tenus par des gens qui n'aient jamais affronté la caméra,
car on obtient ainsi des expressions plus sincères qu'en faisant appel
aux grands talents de Hollywood. »
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