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SEANCES
mercredi 16 mai à 22h
samedi 19 mai à 18h
samedi 26 mai à 20h
dimanche 27 mai à 21h
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QUAND LA VILLE DORT
(THE ASPHALT JUNGLE)
de
John Huston
USA, 1950, 1h52, VOSTF
Avec Sterling Hayden, Louis Calhern, Jean Hagen, Sam Jaffe, James Whitmore, Marilyn
Monroe
À peine sorti de prison, "Doc" Riedenschneider, un vieux renard
de la cambriole, prépare une nouvelle affaire : le casse de la plus importante
bijouterie de la ville, pour un million de dollars en diamants. Le chef d’œuvre
du caper movie (film de casse), dans lequel les gangsters sont définis
comme des individus face à la collectivité et à la corruption
du pouvoir.
« Dix lui-même, par sa grande taille et l'embarras
permanent que représente pour lui son propre corps, témoigne
de son malaise dans cette ville. Son amour des chevaux est palpable
dans son acharnement à parier et à perdre, ce qui,
d'ailleurs, l'entraîne à voler pour rembourser ses dettes.
C'est pourquoi, de son point de vue, le film raconte sa quête
pour fuir la ville et retrouver ses chers chevaux d'enfance. On a
d'ailleurs remarqué que tous les protagonistes sont des étrangers à cette
ville, comme Dix, ou même, par l'origine, à l'Amérique
: un Allemand, un Italien, etc. L'argent compte moins pour les rassembler
dans le crime que le désir d'un ailleurs, de quitter la ville
obscure. C'est ainsi que tous sont réunis dans les mêmes
lieux obscurs : caves, sous-sols, tripots clandestins (etc.).
Ce qui les oppose à l'espace des autres : le plein jour ou
ces rues éclairées par les phares de la police. Tout
le film quasiment se passe la nuit, aux heures où les ''honnêtes
gens'' dorment. Les deux oppositions, celle de la lumière
et de l'obscurité dans la forme même du film, et celle
du jour et de la nuit, posent le conflit de deux sociétés
rivales : la ville et son ordre d'un côté, les criminels
qui la rejettent et veulent la quitter de l'autre. La ''jungle d'asphalte'',
comme dit le titre original, c'est un lieu sans loi, mais c'est aussi
un enfer qu'il faut à tout prix laisser derrière soi,
que ce soit pour revenir chez soi, comme dit Dix, ou bien pour trouver
un ailleurs, comme lui répond Doc. »
Philippe
Huneman, CNDP - Images, écrans, réseaux / Télédoc
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