| |

SEANCE UNIQUE
dimanche 20 mai à 19h
|
STROMBOLI (STROMBOLI,
TERRA DI DIO)
de
Roberto Rossellini
Italie, 1950, 1h45, VOSTF
Avec
Ingrid Bergman, Mario Vitale, Renzo Cesana
À la fin de la dernière
guerre, Karin épouse Antonio qui
lui permet de sortir du camp d'internement où elle se trouve. Ils se rendent à Stromboli,
l'île dont Antonio est natif. Karin, d'origine bourgeoise, doit s'adapter à un
monde étranger. « La chose que je visais était de trouver
très honnêtement la vérité. Mais, pour trouver la
vérité, il faut avoir une position morale. Il faut avoir un jugement
critique. » Roberto Rossellini.
Stromboli marque la rencontre improbable d’Hollywood
et du néoréalisme à travers le coup de foudre
entre Ingrid Bergman et Roberto Rossellini. La star de Casablanca y
incarne une jeune Lituanienne enfermée dans un camp italien
de réfugiés à la Libération. L’horreur
des camps. Elle en sortira ; en acceptant la demande en mariage d’un
autochtone. Il l’amènera dans son île, aride et
volcanique. Mais Ingrid Bergman ne débarquera pas sur Stromboli comme
une colonisatrice, comme une star. Bien au contraire, murée
dans l’incompréhension d’un monde, langue et us,
qui lui est étranger, déroutée par le fait de
jouer avec les habitants mêmes de l’île et l’absence
de direction d’acteur de Rossellini, son corps, complètement
perdu dans cette nature hostile, laisse agir le décor qui
l’entoure. Jusqu’à la beauté révélée
de la scène finale qui consacre la fusion de l’homme
et de la nature (au sommet du volcan) et renoue un rapport au monde
que le spectacle hollywoodien avait détruit.
« La
chose à laquelle je visais était
de trouver très honnêtement la vérité.
Mais, pour trouver la vérité, il faut avoir une position
morale. Il faut avoir un jugement critique. »
Roberto Rossellini
|
 |