mai 2007

 
 

Stromboli, terra di Dio (© DR)

SEANCE UNIQUE

dimanche 20 mai à 19h

STROMBOLI (STROMBOLI, TERRA DI DIO)

de Roberto Rossellini
Italie, 1950, 1h45, VOSTF

Avec Ingrid Bergman, Mario Vitale, Renzo Cesana


À la fin de la dernière guerre, Karin épouse Antonio qui lui permet de sortir du camp d'internement où elle se trouve. Ils se rendent à Stromboli, l'île dont Antonio est natif. Karin, d'origine bourgeoise, doit s'adapter à un monde étranger. « La chose que je visais était de trouver très honnêtement la vérité. Mais, pour trouver la vérité, il faut avoir une position morale. Il faut avoir un jugement critique. » Roberto Rossellini.


Stromboli marque la rencontre improbable d’Hollywood et du néoréalisme à travers le coup de foudre entre Ingrid Bergman et Roberto Rossellini. La star de Casablanca y incarne une jeune Lituanienne enfermée dans un camp italien de réfugiés à la Libération. L’horreur des camps. Elle en sortira ; en acceptant la demande en mariage d’un autochtone. Il l’amènera dans son île, aride et volcanique. Mais Ingrid Bergman ne débarquera pas sur Stromboli comme une colonisatrice, comme une star. Bien au contraire, murée dans l’incompréhension d’un monde, langue et us, qui lui est étranger, déroutée par le fait de jouer avec les habitants mêmes de l’île et l’absence de direction d’acteur de Rossellini, son corps, complètement perdu dans cette nature hostile, laisse agir le décor qui l’entoure. Jusqu’à la beauté révélée de la scène finale qui consacre la fusion de l’homme et de la nature (au sommet du volcan) et renoue un rapport au monde que le spectacle hollywoodien avait détruit.

« La chose à laquelle je visais était de trouver très honnêtement la vérité. Mais, pour trouver la vérité, il faut avoir une position morale. Il faut avoir un jugement critique. »
Roberto Rossellini

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