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SEANCES
dimanche 6 mai à 16h
mardi 8 mai à 17h
samedi 12 mai à 22h
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TEMPÊTE À WASHINGTON
(ADVISE AND CONSENT)
de
Otto Preminger
USA, 1962, 2h20, VOSTF
Avec
Henry Fonda, Charles Laughton, Don Murray, Walter Pidgeon, Peter Lawford, Gene
Tierney
Le Président des États-Unis vient de choisir un nouveau secrétaire
d'État : Robert Leffingwell. Avant d'être entériné par
le Sénat, ce choix doit être examiné en commission d'enquête.
Les ennemis de Leffingwell en profitent pour le discréditer... « À l'époque,
tourner un film sur ce sujet équivalait à trahir le système
américain. Une critique de l'homme politique américain était
jugée aussi suspecte qu'une tentative de renversement du gouvernement. » Otto
Preminger
« À l'époque, tourner un film sur
ce sujet équivalait à trahir le système américain.
Une critique de l'homme politique américain était jugée
aussi suspecte qu'une tentative de renversement du gouvernement. »
Otto
Preminger
« Ce qui éblouit dans Tempête à Washington,
autant que cette ligne de mort, c’est une sorte de ronde politique,
le cycle qui lie les discours officiels à tout ce qui secrètement
les prépare ou les prolonge : messes basses, négociations
dans les coins, etc. Ainsi se réalise, à l’intérieur
de cette grosse machine premingerienne (le mot, sauf erreur, est
de Serge Daney), le rêve à présent disparu d’un
cinéma total, actif 24 heures sur 24, sept jours sur sept. »
Emmanuel
Burdeau, Les Cahiers du cinéma
« Très
documenté et particulièrement
instructif sur le fonctionnement des institutions politiques aux
Etats-Unis, aussi haletant qu’un film à suspens, Tempête à Washington est
construit comme une succession de scènes d’affrontements
oratoires entre deux ou plusieurs personnages et lève le voile
sur un réseau de manigances… Le film est également
remarquable pour la qualité homogène de son interprétation. »
Olivier
Père, Les Inrockuptibles
« Film sur les mécanismes
du pouvoir, Tempête à Washington est
aussi, et ce n’est pas la même chose, un grand film politique.
Il n’est évidemment pas fortuit que, une quinzaine d’années
après la vague de chasse aux sorcières, il ait fait
de la révélation du passé pro-communiste du
sénateur Leffingwell le point de départ de toutes les
machinations qui vont se croiser. Et l’une des scènes
les plus fortes du film, et ici encore comme à peine suggérée,
est celle où Leffingwell qui, par solidarité avec ceux
que son témoignage pourrait compromettre, vient de mentir à la
commission d’enquête, prend par le bras son jeune fils
dont on a su auparavant qu’il l’avait éduqué dans
l’horreur du mensonge, pour lui parler, s’expliquer avec
lui. C’est à son estime, et à elle seule, qu’il
tient, beaucoup plus qu’à celle de ses compagnons en
politique où tant de compromissions sont inévitables.
Ou bien, peut-être sait-il que seul cet adolescent pourra comprendre
l’adolescent qu’il fut, lui, rêvant d’un
monde meilleur. Ainsi va ce film qui laisse à tout instant
son libre-arbitre au spectateur. »
Émile Breton,
L’Humanité
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