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SEANCE UNIQUE
mercredi 23 mai à 20h30
SÉANCE SUIVIE D’UN DÉBAT AVEC PASCALE
CHIRON, CONSEILLÈRE MUNICIPALE, CHARGÉE DE LA MAÎTRISE
DE L’ÉNERGIE ET CATHERINE CHOQUET, ADJOINTE CHARGÉE
DE LA SANTÉ
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UNE
VÉRITÉ QUI DÉRANGE
(AN INCONVENIENT TRUTH)
de
Davis Guggenheim
USA, 2006, 1h38, VOSTF, documentaire
Plutôt que de sonner le tocsin
de l'apocalypse ou de céder à la délectation morose,
Une vérité qui dérange a choisi d'illustrer et
de relayer l'action et le combat passionné d'un homme, l'ancien
Vice-président Al Gore, qui depuis cinq ans sillonne les États-Unis
pour persuader ses concitoyens de l'urgente nécessité de
réagir à cette crise.
« Une vérité qui dérange est
un documentaire passionnant qui promet de susciter un large débat,
voire d’infléchir notre conception de l’environnement. À travers
la présentation de données scientifiques argumentées
sur le réchauffement climatique se dévoilent le parcours
personnel de l’ancien Vice président des États-Unis
Al Gore et son long combat en vue de réduire l’effet de
serre. Al Gore livre un ensemble d’informations avérées
sur le réchauffement de la planète et la montée
exponentielle des températures, déjà responsable
de dramatiques bouleversements climatiques : fonte des glaces, périodes
de sécheresse prolongées, montée du niveau des
mers… Parallèlement à un argumentaire solide,
présenté de façon attrayante, des séquences
plus intimistes nous révèlent le combat passionné de
Gore et sa dimension humanitaire. (…) Au coeur de la présentation
d’Al Gore sur le réchauffement climatique et du film,
on découvre des photos choc du Kilimandjaro et de l’Himalaya
qui mettent en évidence la fonte ultrarapide de certains des
plus grands glaciers du monde et ses répercussions. Les exemples
américains ne manquent pas non plus : Gore nous montre ainsi
que le majestueux Glacier National Park ne possède maintenant
plus que quelques-unes des étendues glaciaires qui ont fait
sa réputation. Ces images ont un impact indéniable. Le
spectacle de la dégradation continue de ces sites magiques est à la
fois navrant et mobilisateur. Nous pensions jadis que la Nature évoluait
trop lentement pour que nous en percevions les changements, ou que
la Terre était trop vaste et trop riche pour que l’humanité puisse
la mettre en péril. Nous savons maintenant que nous avions tort.
Gore nous montre clairement que des changements massifs se produisent
tout autour de nous et que notre planète subit à chaque
minute de nouveaux outrages. Gore avance ensuite des preuves encore
plus incontestables. Les dix années les plus chaudes jamais
enregistrées se situent au cours des quatorze dernières
années. Les océans, en particulier, se réchauffent à un
rythme accéléré, provoquant des tempêtes
tropicales et des ouragans de plus en plus violents, tel le désastreux
Katrina qui ravagea la Nouvelle-Orléans en 2005. Des variations
pluviométriques brutales ont entraîné des crues
et des périodes de sécheresse de plus en plus sévères,
tandis que les canicules faisaient à travers le monde d’innombrables
victimes. La hausse des températures a également causé l’extinction
de certaines des plus belles espèces animales, notamment l’ours
polaire. Pour la première fois de leur histoire, ces magnifiques
plantigrades s’épuisent en effet dans la vaine recherche
d’une banquise nourricière, et finissent par se noyer.
Gore constate avec tristesse que, malgré une abondante moisson
de données scientifiques avérées, trop d’Américains – et
de leurs dirigeants – doutent encore de la réalité du
réchauffement climatique. Les médias ont aussi leur part
de responsabilité. Gore cite à cet égard deux
statistiques éclairantes : fin 2004, Science Magazine recensait
928 études scientifiques corroborant la thèse du réchauffement,
et aucune qui le contestât ; à la même époque,
53 % des articles de presse grand public la mettaient pourtant en doute.
Manifestement, le message a du mal à passer… Pour Gore,
il est urgent de commencer par corriger certaines erreurs. La principale
est de croire que cette crise planétaire a atteint une telle
ampleur qu’elle est désormais ingérable. (…)
Il réfute aussi la thèse selon laquelle le développement économique
serait inconciliable avec la défense de l’environnement.
Il appelle à un "Siècle de Renouveau" dans
des domaines tels que la conservation des ressources énergétiques,
les transports ou la recherche d’énergies alternatives.
Mais il faut pour cela que le peuple américain se rassemble
et affronte collectivement le problème, que chacun accepte de
changer de style de vie et fasse pression sur les politiciens pour
les amener à agir bien plus qu’aujourd’hui. Al Gore
perçoit les signes avant-coureurs d’une mobilisation de
masse, qui se dessine à travers les états d’Amérique
et dans les partis politiques, et espère qu’Une vérité qui
dérange sera un catalyseur et une source d’inspiration
pour ce grand mouvement. »
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