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SEANCES
jeudi 3 mai à 18h30
lundi 7
mai à 19h
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VIOLENT COP
(SONO OTOKO KYOBO NI TSUKI)
de
Takeshi Kitano
Japon, 1989, 1h40, VOSTF, interdit -12 ans
Avec
Takeshi Kitano, Haku Ryu, Maiko Kawakami, Shiro Sano
Azuma, un policier individualiste et taciturne découvre qu'un gang de
yakuzas est responsable de la mort de son meilleur ami et du viol de sa jeune
sœur. N'hésitant pas utiliser la violence pour faire respecter sa
loi, il se retrouve aux prises à la fois avec sa hiérarchie et
un gang dirigé par le truand Kiyohiro. Le premier film réalisé par
Kitano, polar et manifeste stylistique.
« Résultat des courses : un manifeste stylistique
en bonne et due forme pour celui qui va bientôt s’imposer comme
un cas exemplaire de maniérisme minéral et pince-sans-rire. Dans
Violent Cop, l’histoire compte moins que la façon dont elle est
racontée, autant dire ici tranquillement, méthodiquement déconstruite,
valorisée puis laissée en rade, reprise in extremis et anamorphosée.
Autant le look des personnages est trouvé d’entrée de jeu,
loufiats gominés et inexpressifs, autant la syntaxe de Kitano semble
encore se chercher, aboutissant a des effets bizarres de dyslexies, de bégaiements
et d’aphasies visuelles. (…) Même si Violent Cop évolue
selon un net crescendo dramatique, les différentes étapes de
cette montée en puissance n’épousent pas les schémas
traditionnels du polar. Takeshi Kitano étire ainsi indéfiniment
une séquence de course-poursuite dans les rues de Tokyo sur un air décontracté de
musique d’ascenseur et privilégie les moments évasifs ou
de repos en rupture avec la sécheresse des scènes d’action. À l’arrivée,
Violent Cop (…) est le genre de film qu’on ne peut voir qu’à travers
le prisme de ceux qui ont suivi, avec notamment Hana-Bi où l’on
voit qu’en dix ans Kitano a encore accentué le sentimentalisme
sous-jacent de son cinéma et radicalisé ses options graphiques. »
Didier
Péron, Libération
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