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SEANCES
vendredi 3 mars à 21h
dimanche 5 mars à 18h30
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BLOW OUT
de Brian De Palma
USA, 1981, 1h47, VOSTF
Avec John Lithgow, Nancy Allen, John Travolta, Dennis Franz
Ingénieur du son, Jack s'installe sur un pont afin d'effectuer
des enregistrements de bruits d'ambiance pour un film. Témoin
d'un accident de voiture, il parvient à sauver la jeune passagère
mais pas le conducteur. Plus tard, en écoutant sa bande son,
il s'aperçoit qu'il ne s'agissait pas d'un accident mais d'un
meurtre.
« Avec Blow out, De Palma reprend le thème de la machination
d'Obsession en partant, cette fois-ci, du postulat de Blow up d'Antonioni.
Cependant, pour Travolta, il ne s'agit plus, comme chez Antonioni, d'agrandir
l'image initiale pour mieux la comprendre (Blow up signifie agrandir)
mais plutôt de la faire exploser (to blow out), la faire éclater
en mille morceaux, en mille photogrammes et commencer un travail de
montage cinématographique.
Pour la première fois, le cinéaste questionne la retransmission
d'une scène traumatique qu'il faudra ensuite revoir selon d'autres
points de vue ou avec d'autres outils. Blow out pourrait constituer
le premier volet d'une autre trilogie fondée sur le point de
vue et sur le mensonge par l'image, composée de Mission : impossible
(Tom Cruise étant trompé par une retransmission élusive,
sur sa montre écran, de l'assassinat de son équipe) et
Snake Eyes (Nicolas Cage doit revoir la scène initiale selon
toutes les prises de vues des caméras de télévision).
Travolta préfigure le personnage type de De Palma : un homme
qui doit sa compréhension du monde qui l'entoure (en un mot son
adaptation) à sa fascination pour l'image et à sa façon
obsessionnelle de vouloir la retravailler, c'est-à-dire à
son identification à la démarche maniériste de
De Palma. »
Carlotta Films
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