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SEANCES
mercredi 7 mars à 18h
samedi 10 mars à 21h30
lundi 12 mars à 20h30
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ALI
de Michael Mann
USA,
2001, 2h38, VOSTF
Avec
Will Smith, Jamie Foxx, Jon Voight, Mario Van Peebles
Une puissante évocation du célèbre
boxeur Cassius Clay, alias Mohammed Ali, qui se battit aussi pour la
cause de son peuple contre les conventions de l'ordre établi…
« "Je cherchais une histoire que j’avais
vraiment envie de raconter, déclare Michael Mann. Elle commence
en 1964, se termine en 1974, et peut se résumer de façon
toute simple : un type est champion du monde, une décision
inique le prive de son titre et il se bat pour le reconquérir.
Mais au moment où il s’apprête à affronter
au Zaïre un boxeur plus jeune et plus fort que lui, George Foreman,
il comprend que les années ont passé et qu’il
n’est plus ce qu’il était." Michael Mann
n’a pas cherché la reconstitution historique. "Je
ne me voyais pas tourner un panégyrique d’Ali. En idéalisant
Ali, on le dépouille de son humanité. Si on gomme les
inconséquences et les erreurs, on perd du même coup
ce qu’il y a en lui de vrai courage et d’engagement,
c’est-à-dire tout ce qui le met au-dessus des autres à la
fois comme homme et comme athlète." En cernant au plus
près la vérité d’Ali, le film en dessine
un portrait extraordinairement personnel. Wil Smith : "On
est avec lui dans sa chambre d’hôtel quand il a décidé de
refuser l’appel sous les drapeaux. On est là le soir
où il rencontre celle qui deviendra sa première femme.
On est assis à ses côtés à Chicago, dans
la station-service où il regarde à la télé les
Jeux Olympiques de 1968. On vit son ascension et sa chute de son
point de vue à lui, et de celui de ses amis." »
Extrait
du dossier de presse
« Je ne voulais pas me contenter
d’avoir l’air
d’un boxeur. Je voulais penser en boxeur. Cela signifie manger
en boxeur, dormir en boxeur, réagir en boxeur. Devenir boxeur. »
Will
Smith
« Ne pas faire un sort aux combats de boxe dans
un article sur Ali serait comme de passer sous silence les scènes
chantées
et dansées dans une comédie musicale. Après en avoir
tant vu à l’écran et sans avoir, comme c’est
mon cas, le moindre goût pour ce sport, on ne peut qu’admirer
la puissance et la souplesse de leur traitement, souvent en temps réel
ou quasi réel. La chorégraphie qui unit le jeu des acteurs
(les adversaires d’Ali sont de vrais boxeurs) aux mouvements de
caméra, la virtuosité du montage sont dignes du travail
de Scorsese dans Raging Bull. Un éminent critique américain
(David Denby) a remarqué que, malgré tout le travail de
reconstitution authentique, les scènes de boxe "n’approchent
pas la sauvagerie de la réalité". C’est simplement
que, par définition, le cinéma de fiction (dont relève évidemment
un film "historique" comme celui-ci), ne peut donner du réel
qu’il "représente" qu’une image autre, fondamentalement
différente (c’est en particulier vrai de la représentation
de la violence) – et Mann fait ici œuvre de cinéaste, équilibrant
les "données" du réel et un regard personnel,
forcément "esthétique" (…). Un autre critique,
le regretté Gérard Legrand, écrivait ici même
il y a fort longtemps : "Ce n’est pas le réalisme
que nous admirons/aimons chez un cinéaste, c’est l’image
du réel." Cette "image", au statut certes bien
incertain, n’est-elle pas le principal, sinon le seul, objet de
la critique ? »
Jean-Pierre Coursodon, Positif
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