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SEANCES
jeudi 22 mars à 21h
samedi 24 mars à 16h
dimanche 25 mars à 18h30
RÉÉDITION
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LE
JOURNAL D'UN SUICIDÉ
de
Stanislas Stanojevic
France,
1971, 1h22
Avec
Marie-France Pisier, Delphine Seyrig, Paul Pavel, Bernard Haller, Sami Frey,
Sacha Pitoeff
Lors d'une croisière en Méditerranée,
un jeune homme engagé comme guide touristique est intrigué par
la beauté d'une femme cachée derrière ses lunettes
de soleil. Il lui fait des avances de plus en plus prononcées.
D'abord en retrait, celle-ci se décide enfin à réagir
en lançant un défi au guide : "Racontez-moi quelque
chose de beau…" Le jeune homme s'aventure alors dans une
suite d'histoires étranges… Film troublant, plongé dans
un univers onirique où le spectateur se perd, Le journal d'un
suicidé est à l'image de son héroïne : mystérieux.
« Le Journal d’un suicidé, c’est
d’abord l’étrangeté d’un titre, celui
d’un film qui prétend être une comédie. Décidément
non, le film de Stanislav Stanojevic n’est pas un drame : il
y a bien sûr des images de mort, des photographies de l’holocauste,
des clichés d’africains affamés, des visions de
squelettes et d’êtres momifiés. Par-delà ces
images d’horreur, ces reproductions de la fragilité de
l’existence, Delphine Seyrig pose une question à Sami
Frey, somme toute bien dérisoire : "Voulez-vous me raconter
quelque chose de beau ?". Le Journal d’un suicidé,
c’est aussi la diaphanéité de l’actrice dont
le regard est masqué derrière de grosses lunettes noires. À la
blonde candeur de Delphine Seyrig répond la noirceur corbeau
des cheveux de Sami Frey balayés par le vent et dont les bras
s’agitent au-dessus de l’eau, cherchant à reproduire
les battements saccadés des mouettes. Ce premier long-métrage
de Stanislav Stanojevic, c’est, en fin de compte, l’art
faisant un pied de nez à la mort, un curieux et presque monstrueux
mélange de drame et de dérisoire. »
Marie
Bigorie, Critikat
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