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SEANCES
dimanche 11 mars à 19h
lundi 12 mars à 18h30
vendredi 16 mars à 18h30
mardi 20 mars à 18h30
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WHEN
WE WERE KINGS
de
Leon Gast et Taylor Hackford
USA,
1996, 1h28, VOSTF, documentaire
À Kinshasa, capitale du Zaïre,
eut lieu en 1974, un évènement sportif majeur retransmis
dans le monde entier : la rencontre entre Mohammed Ali et George Foreman,
deux poids lourds de la boxe. Alternant vues d'actualité et
témoignages contemporains (Norman Mailer, Spike Lee, Don King),
une évocation de la carrière du plus grand boxeur du
siècle, considéré aujourd’hui encore comme
un symbole éclatant de l'accession des Noirs à la dignité.
« Ce qui importe ici, c’est bien plus la
dramaturgie des préparatifs liés au combat que le combat
lui-même. Le film, qui n’échappe pas toujours à l’hagiographie,
est tout entier centré sur la personnalité de Mohammed
Ali et se veut le vecteur des discours du boxeur, de ses provocations,
de son engagement politique et religieux, et de ses coups de gueule.
Aussi, When We Were Kings suit-il le parcours géographique
et idéologique d’Ali, depuis New York jusqu’à Kinshasa,
de sa détermination à lutter contre la toxicomanie des
jeunes Noirs américains à son engagement aux côtés
des Blacks Muslims. Signalons le commentaire éclairant et palpitant
de Norman Mailer notamment, témoin du combat à l’époque
et grand admirateur de Mohammed Ali. Ses interventions, dignes d’un
roman d’aventures, accentuent le sentiment de montée en
puissance qui s’empare du spectateur. L’écrivain
décrypte avec acuité le climat d’alors, l’effervescence
qui accompagnait le combat, et surtout la personnalité fascinante
d’Ali. When We Were Kings est sans conteste un documentaire
intelligemment construit ; on peut cependant regretter que la
dimension politique, tout juste évoquée par la présence
pourtant écrasante du président Mobutu, ne soit pas approfondie.
Car – on le comprend en filigrane – l’organisation
au Zaïre d’un combat de boxe d’une telle envergure
constitue pour Mobutu et le continent africain une revanche prise sur
les États-Unis, une manière d’affirmer l’existence
de ce que l’on appelait à l’époque le groupe
des pays non-alignés. D’autant que, comme le rappelle
le film, Ali avait été condamné à de la
prison ferme pour avoir refusé de combattre au Viêt-nam.
Un superbe camouflet à la fière Amérique, même
si le combat à lieu à 4 heures du matin afin d’être
retransmis en direct sur les chaînes américaines, à un
horaire décent pour les téléspectateurs… »
Franck
Garbarz, Positif
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