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SEANCES
Mercredi 7 mars à 15h
samedi 10 mars à 15h
dimanche 11 mars à 14h30
VOYAGE DANS LES GRANDS ESPACES
À PARTIR DE 9 ANS
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ZAÏNA,
LA CAVALIÈRE DE L'ATLAS
de
Bourlem Guerdjou
France, 2004, 1h40, VOSTF
avec
Aziza Nadir, Sami Bouajila, Simon
Abkarian, Michel Favory
Pour échapper au puissant Omar, Zaïna décide de suivre son
père qui mène les pur-sang de sa tribu à la grande course
de l’Agdal. Durant ce long et périlleux voyage au cœur des
montagnes de l’Atlas, père et fille vont apprendre à se connaître, à s’aimer.
« Beaucoup parlent de «western couscous»,
d’après les propres termes du réalisateur. Un clin d’oeil
ironique de Bourlem Guerdjou se référant à la phase d’écriture
de Zaïna. A l’arrivée, une expression reprise au pied de la
lettre qui, reconnaissons, ne met pas forcément en appétit au grand écran.
Parlons de conte, de film d’aventure, de western, en effet, mais seulement
d’un point de vue esthétique, Zaïna dessinant une relation
concrète ment symbiotique entre ces spectaculaires paysages de l’Atlas
et son histoire. Des images simplement sublimes, loin des clichés traditionnels
et autres touches exotiques dénaturantes. Plans panoramiques, finesse
des mouvements, variations et souci du détail : des ces contrées
sauvages aux espaces villageois confinés, Bourlem Guerdjou nous donne à voir
du beau spectacle, en chants et musiques orientales des plus envoûtantes.
Une ode à la nature, qui portera celle-ci au rang d’entité à part
entière, bonifié par la transmission de trésors culturels
ancestraux resurgis du temps où Marrakech n’était qu’un
petit village parsemé de tentes. Animaux légendaires, vie nomade
en tribu dans le désert, combats de sabre dans les règles de l’art.
Il sera ici à la fois question de retour aux sources, à la vie,
et de survie en milieu hostile. Place aux figures de style, bien sûr ;
nous évoluons dans un conte et il faut bien susciter notre imaginaire.
Le réalisateur y parvient avec grande justesse, sans excès et,
sauf dénouement romanesque, sans pathos. Ce qui était loin d’être
acquis, deuil, rivalité et culpabilité, constituant les données
premières de cette aventure. Un éventail propice à quelques
débordements. A l’écran, un traitement épuré,
ancré via un langage, via des faits et sentiments formellement universels
et atemporels, ici rythmés à l’image de la vie. Des choses
aussi tragiques qu’élémentaires : la mort, la souffrance.
Aussi fécondes qu’élémentaires : la filiation, l’apprentissage,
l’amour. Le tout, bien sûr, toujours en indissociable liaison avec
mère Nature. Aucune place à l’artifice dans cette histoire
de père et fille qui apprendront à s’apprivoiser. Leurs mouvements,
corps, gestuelles, regards et silences contiendront toute l’émotion
du film, garants des cheminements spirituels de chacun. Autant dire que le duo
Sami Bouajila / Aziza Nadir réalise un sans faute. L’évolution
sera subtile, faite de mutations en catimini et prenants élans. De vraies énergies
et de l’oxygène conté, malgré ce récit plutôt
binaire, usant de conventions et parallèles annoncés. Mais n’oublions
pas : nous sommes toujours dans un conte. (…) »
www.ecrannoir.fr
« Des pur-sang, des poursuivants, une traversée
du désert, cela donne un western en version arabe et intemporelle.
Un mixte d’aventure et de mélodrame, simple et direct,
qui repose beaucoup sur la beauté des paysages arides ou drapés
de neige, et sur la force des acteurs. »
Jacques Morice,
Télérama
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