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SEANCES
MERCREDI 17 NOVEMBRE À 18H
DIMANCHE 21 NOVEMBRE À 16H
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BLUE VELVET
de David Lynch
USA, 1986, 2h, VOSTF
avec Kyle MacLachlan, Isabella Rossellini, Dennis Hopper, Laura Dern,
Dean Stockwell
Son père étant hospitalisé après une crise
cardiaque, Jeffrey Beaumont trouve une oreille humaine dans un terrain
vague. Il l’apporte à l’inspecteur Williams, père
de sa petite amie Sandy. La police restant inactive, Jeffrey mène
sa propre enquête en fouillant l’appartement de Dorothy
Vallens, une chanteuse de cabaret…
« Des fleurs aux couleurs vives, un jardin pimpant, un concentré
de rêve américain : et là, au milieu des herbes,
une oreille humaine, proprement tranchée… Un petit fragment
de chair qui en suggère long sur la violence enfouie sous l’apparente
paix d’un american way of life triomphant. Tous les thèmes
chers à David Lynch sont dans ce faux polar bizarre, un concentré
d’étrangeté qui entraîne personnages et spectateurs
dans un cauchemar langoureux, bercé par la musique cotonneuse
d’Angelo Badalamenti. Blue Velvet séduit ou irrite, mais
vous poursuit longtemps : le rictus de Dennis Hopper, le corps apeuré
d’Isabella Rossellini, l’univers expressionniste et bigarré
dans lequel s’agitent des personnages insolites, tout cela donne
une certaine idée de l’enfer, douleur et séduction
mêlées…»
Aurélien Ferenczi (Télérama)
« Amoureux du film noir classique, Lynch va imprégner
Blue Velvet d’une atmosphère bleutée et sirupeuse
quasi hors du temps, alliée au nouveau thème fort du réalisateur
: la face cachée de la normalité. Pour résumer
ce procédé ingénieux qui permet à Lynch
de déjouer les évidences et d’échapper aux
certitudes du spectateur, on peut considérer que dans l’univers
Lynchien, la banalité cache quelque chose, les gens « normaux
» sont des pervers, des fous, ou des tueurs. Comprenez : Lynch
explore les faux-semblants de l’Amérique. Blue Velvet débute
comme un conte de fée, mettant en scène « le »
quartier américain typique, calme et sans histoires. Pourtant,
derrière les fenêtres et le sourire clinquant de ses habitants
se cache le visage véritable d’une population qui plonge,
la nuit, dans un monde étrange et terrifiant. Jeffrey, alias
Kyle MacLachlan, oscille alors entre sa relation rassurante avec Sandy
le jour, sa fiançée « rose-bonbon », et les
ténèbres de velours bleuté qui entourent Isabella
Rossellini la nuit. Comme pour Jeffrey, le spectateur se laisse emporter
dans un tourbillon de folie dangereux, mais tellement plus fascinant.
Pourtant, et ce sera désormais la norme chez Lynch, personne
ne sort indemme de l’expérience. L’intrigue policière
qui s’était mise en place au début du film se positionne
en second plan, fausse piste parmi d’autres, pour laisser place
aux préceptes naissants de l’univers Lynchien : une succession
de scènes troublantes, d’images fortes, de plages musicales
planantes, de recherche sonore expérimentale, et, bien sûr,
de troubles psychotiques graves. »
Ecran Noir |
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