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SEANCES
MERCREDI 20 OCTOBRE A 14H30
DIMANCHE 24 OCTOBRE A 14H30
MERCREDI 27 OCTOBRE A 15H
VENDREDI 29 OCTOBRE A 18H30
LUNDI 1ER NOVEMBRE A 14H30
PARCOURS "ANIMAUX ANIMES"
A PARTIR DE 7 ANS
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CHICKEN RUN
de Nick Park et Peter Lord
GB/USA, 2000, 1h25, VOSTF
avec les voix de Mel Gibson, Miranda Richardson
Dans la campagne anglaise, les poules de la ferme Tweedy savent qu’elles
risquent de finir au menu du dîner si elles ne pondent pas de
quoi préparer le breakfast. Ginger et ses congénères
de la basse-cour sont bien décidées à prendre leurs
pattes à leur cou, pour échapper à ce sinistre
destin. Or, le temps leur est compté depuis que la cupide propriétaire
de la ferme a décidé de les transformer en matières
premières pour la fabrication de tourtes. L’arrivée
inopinée de Rocky, “coq-boy libre et solitaire”,
est peut-être l’occasion de mettre au point le plus spectaculaire
plan d’évasion jamais conçu...
« (...) Les animateurs de Bristol ont mis tout leur génie
dans le façonnage de la pâte à modeler et son animation,
par la magie du cinéma passant avec leur nouvel opus Chicken
run en “poule position” des Créateurs. (…)
L’histoire ne dit pas si c’est l’emblème de
Pathé qui conduit Nick Park à griffonner sur un coin de
table un poulet en train de se faufiler sous un grillage : toujours
est-il que ce simple croquis déclenche l’idée de
“La grande évasion avec des poulets”. L’histoire
se dessine rapidement ; les poules de la ferme Tweedy doivent donner
des œufs sous peine de passer à la broche. Pour échapper
à ce triste destin, l’intrépide Ginger échafaude
pour ses congénères de basse-cour des plans d’évasion
tous voués à l’échec. Or la situation s’aggrave
: la cupide propriétaire de l’exploitation avicole a décidé
que ses “prisonnières” finiraient bientôt en
tourtes à la volaille. L’irruption par les airs de l’avenant
Rocky est providentielle : ce coq de cirque devra leur apprendre à
voler afin de permettre la réalisation du plus audacieux des
projets d’évasion concocté et caqueté par
des volailles qui n’ont rien de poules mouillées... Après
quelques minutes de ce Citizen Hen, le spectateur émerveillé
oublie la technique de ce cinéma en miniature et distingue aisément
chacune des volailles, tant elles sont parfaitement identifiées
par leurs façons de cligner ou rouler les yeux, leurs postures,
leurs accents (particulièrement travaillés dans la version
originale anglaise), leurs traits de caractère... Kirkpatrick
choisit de faire de Rocky un coq yankee, «cow-boy libre et solitaire»
(en référence au Lone Ranger qui s'illustra aussi bien
dans les feuilletons radiophoniques que dans les comics ou les serials),
afin de pimenter sa rivalité avec Ginger d'un soupçon
de conflit culturel.
Le brio de l'animation des deux derniers Wallace et Gromit culminait
dans un moment d'anthologie (la poursuite sur le train électrique
miniature dans The wrong trousers, digne d'Indiana Jones; la machine
à tricoter de A close shave, que ne parvient pas à surpasser
la machine à faire les tourtes de Chicken Run). Ici, le morceau
de bravoure est une scène de rock endiablé dans le poulailler,
qui sent hélas le formatage à plein bec... Il faut saluer
cependant les efforts déployés pour offrir deux niveaux
de lecture : l'un purement divertissant pour les enfants, l'autre plus
référentiel pour les parents, lesquels se délecteront
des niveaux de langage, des innombrables jeux de mots (en VO du moins),
et des clins d'œil aux modèles du genre. Car la ferme est
présentée comme un camp de prisonniers de guerre et l'intrigue
est empruntée à La Grande évasion, Ginger succédant
à Steve McQueen et un chou de Bruxelles à la fameuse balle
de base-ball... Mais Stalag 17 n'est pas en reste, puisque le poulailler
où se réunissent les candidates à l'évasion
porte le numéro 17. Afin de conserver un soupçon de culture
britannique, le major de la RAF Fowler emprunte son sens de la discipline
au Jack Hawkins du Pont de la rivière Kwaï... À l'heure
de l'embargo sur la vache folle, nous sommes ravis que de joyeux cinglés
anglais laissent quelques gallinacés échapper à
leur destin de tourte au poulet, notre appétit dût-il en
souffrir lorsque sur nos tables arriveront dindes et chapons de Noël...
»
Gilles Ciment Positif n°479 - Janvier 2001
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