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SEANCES
MARDI 9 NOVEMBRE A 20H30
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LE CUIRASSE POTEMKINE
(BRONENOSEC POTEMKIN)
de Serguei M. Eisenstein
URSS, 1925, 1h03, Noir et Blanc, muet, cartons en V.O sous-titrée
avec Alexandre Antonov, Vladimir Barsky, des acteurs du Proletkult,
les équipages soviétiques de la mer Noire et la population
d'Odessa
Des matelots, maltraités par les quartiers maîtres, refusent
de manger la viande avariée qu'on leur sert. Le commandant ordonne
de tirer sur un groupe de mécontents, mais la garde refuse. Lorsque
l'équipage se mutine et jette les officiers par-dessus bord,
une balle atteint le marin Vakoulintchouk qui est tué. Son corps
est porté 'à Odessa et exposé sur le port. Les
habitants sympathisent avec l'équipage. Mais les représailles
ne se font pas attendre...
Dans les années vingt, diverses écoles théoriques
et esthétiques sont apparues. Potemkine, qui constitue en 1925
une révolution cinématographique, est l'exemple type de
l'école soviétique fondée avant tout sur l'art
du montage. Eisenstein abandonne le studio, voire les acteurs; il fait
participer la population d'Odessa ; il substitue la foule au héros
; il ponctue son récit de temps forts symboliques : l'escalier,
la voiture d'enfant, les lions... Mais surtout le travail d'alternance
des plans (par ex : visages épouvantés l bottes des soldats
en marche) crée une intensité dramatique inoubliable.
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