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SEANCES
Mercredi 1er novembre à 20h30
Dimanche 5 novembre à 16h30
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JUSQU'AU BOUT DE LA NUIT
de Gérard Blain
France, 1995, 1h20
Avec
Gérard Blain, Anicée Alvina, Gamil Ratib, Renée Moign, Claude
Cernay
Le héros de Jusqu’au bout de la nuit est un revenant :
12 ans de détention n’ont pas entamé sa haine de la société et
sa résolution tranquille de prendre l’argent où il se trouve...
« Gérard Blain revient au cinéma, lui
qui avait construit une oeuvre remarquée pour son exigence,
ses choix formels affirmés et sa véhémence. Le
héros de Jusqu’au bout de la nuit est, lui aussi, un revenant.
Douze ans de détention n’ont pas entamé sa haine
de la société et sa résolution tranquille de prendre
l’argent où il se trouve. Il rencontrera une femme, tentera
un hold-up et un enlèvement, et tombera, avec celle qu’il
aime, sous les balles des policiers. Le film est, dès les retrouvailles,
aux premières minutes, du héros avec sa mère (« Fais
ce que tu dois faire, mon fils »), lancé sur des rails
dont il ne déviera pas. François est un personnage irréductible,
et le film épouse minutieusement le déroulement d’une
tragédie déjà inscrite. Jusqu’au bout de
la nuit fonctionne sur l’essentiel : une mise en scène épurée,
qui dépouille chaque situation de tout artifice théâtral.
Trois plans (des armes et une cagoule qui passe de mains en mains,
trois hommes marchant dans la nuit vers le casino de Deauville, un
car de gendarmerie qui passe) suffisent à condenser toute la
violence d’un hold-up. Gérard Blain construit, à coup
d’ellipses foudroyantes, un objet qui ne ressemble à rien,
quelque chose comme le croisement de High Sierra de Raoul Walsh et
de L’Argent de Robert Bresson. A la précision des plans
et de leur agencement se superpose le discours d’un héros
qui exalte un illégalisme désespéré dont
l’expression préfère souvent la maladresse à l’habileté,
parfois l’antipathie à la sympathie immédiate.
Loin de tout naturalisme et de toute psychologie, le film rejoint l’économie
de la série B et sa faculté de synthèse, lorsqu’elle
est portée par une véritable intelligence. »
Jean-François
Rauger, Le Monde
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