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SEANCES
Mardi 7 novembre à 20h30
Dimanche 12 novembre à 18h30
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ONE + ONE
de Jean-Luc Godard
France,
1968, 1h49
Avec les Rolling Stones (Mick Jagger,
Keith Richards, Brian Jones, Charlie Watts, Bill Wyman), Anne Wiazemsky,
Iain Quarrier, Frankie Dymon, Bernard Boston, Sean Lynch, Danny Daniels
Clifton, Jones, Ilario Pedro, Roy Stewar
Jean-Luc Godard filme des scènes de contestations
politiques avec des membres des Black Panthers, montées en parallèle
avec des séances d'enregistrement des Rolling Stones. Il suit
en particulier la création de la chanson Sympathy for the
Devil, coupées par des scènes de révolution à l’extérieur
du studio. En dépassant les limites du genre par un montage
original, Godard restitue les réalités de la composition
de la musique rock et permet ainsi d’approcher la musique au
travail, en pleine création. La veine militante est aussi un
des fils conducteurs de ce film-puzzle, montrant les liens entre création
artistique et utopie sociale.
«Avec One + One, c’est la première
fois que Godard aborde la musique autrement que comme illustration,
accompagnement et soulignement d’un propos à dominante
visuelle, dans le style d’Hollywood. Isoler en une série
autonome l’espace de la musique restitue au spectateur sa faculté d’auditeur, à la
musique la propriété d’être entendue sans
le filtre d’un divertissement visuel, au cinéaste la
possibilité d’en décomposer les différentes
phases de production dans l’arsenal des moyens de la mise en
scène. Filmer la musique, c’est en filmer le travail,
la fabrication, les répétitions et le temps que ça
prend (le rythme), dans un auditorium et non en concert public. »
Yann
Lardeau, Les Cahiers du Cinéma, 1982
« Godard
capte une radicalité typiquement anglo-saxonne
les Black Panthers, et une violence insurrectionnelle dont les Stones
sont les vecteurs. Londres est alors une ville en pleine ébullition,
c’est l’une des capitales de la contre-culture. One
+ One est le film qui saisit le mieux cette fièvre ambiante.
Godard est le grand cinéaste dadaïste, en perpétuelle
remise en question formelle, autant génératrice d’énergie
que de destruction. Il s’est toujours efforcé de rapprocher
le cinéma des arts plastiques et sa route a aussi croisé celle
du rock. »
Olivier Assayas, Télérama, mars
2004
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