| |

SEANCES
mercredi 8 novembre à 20h30
samedi
11 novembre à 22h
samedi 17 novembre à 20h30
lundi 20 novembre à 20h30
|
TETSUO : THE IRON MAN
de Shinya Tsukamoto
Japon, 1988, 1h07, VOSTF
Avec Tomoro Taguchi, Nobu Kanaoka, Renji Ishibashi,
Naomasa Musaka, Kei Fujiwara, Shinja Tsukamoto
Un employé-type mute en monstre métallique après avoir été contaminé par
le cycliste qu'il a renversé en se rendant à un rendez-vous galant.
« Au Japon, la mort est une angoisse partagée
par plusieurs générations. Dans Tetsuo, j'avais travesti ce thème
en caricature de science-fiction. Cette angoisse de finir au ban de la société,
cette pression était comme une force destructrice qui allait anéantir
la ville de Tokyo ».
Shinya Tsukamoto
« Pour employer une terminologie trop galvaudée
depuis, Tetsuo est l'un des dix films réellement culte de
l'histoire du cinéma. Le film est produit, écrit, réalisé par
Shinya Tsukamoto qui, acteur, joue également le rôle
d'un fétichiste du métal (Tsukamoto est également
directeur de la photo, directeur artistique et monteur de son film,
tourné en 16mm, avec les moyens du bord)… Tetsuo c'est
le premier des grands films de la nouvelle vague du cinéma
d'horreur et de science-fiction japonais qui depuis a déferlé sur
nous par vagues glauques et successives. Salué à sa
sortie par l'écrivain William Gibson qui y vit le seul film
de science-fiction proche de la mouvance cyber-punk, par Clive Barker
qui en apprécia les horreurs sexuelles, par Quentin Tarantino
qui rêve toujours d'en réaliser une suite, par Darren
Aronovsky qui s'en inspira directement pour son film, c'est un chef
d'œuvre absolu du cinéma d'horreur, du cinéma
de science-fiction et du cinéma transgressif. On a souvent
comparé Tsukamoto à David Lynch et à David Cronenberg,
en mettant en parallèle leurs descriptions cliniques d'un
humain mutant devenu à moitié robot. Mais alors que
Lynch et Cronenberg regardent ce qui se passe avec peur, on sent
que Tsukamoto est du coté de l'homme modifié, du mutant
: il pense que dans notre monde terne mieux vaut devenir un androïde,
un homme machine, pour exister à nouveau pleinement ».
Jean-Pierre
Dionnet
|
 |