novembre 2006

 
 

Tetsuo : the Iron Man (© DR)

SEANCES

mercredi 8 novembre à 20h30
samedi 11 novembre à 22h
samedi 17 novembre à 20h30
lundi 20 novembre à 20h30

 

TETSUO : THE IRON MAN

de Shinya Tsukamoto
Japon, 1988, 1h07, VOSTF

Avec Tomoro Taguchi, Nobu Kanaoka, Renji Ishibashi, Naomasa Musaka, Kei Fujiwara, Shinja Tsukamoto

Un employé-type mute en monstre métallique après avoir été contaminé par le cycliste qu'il a renversé en se rendant à un rendez-vous galant.

« Au Japon, la mort est une angoisse partagée par plusieurs générations. Dans Tetsuo, j'avais travesti ce thème en caricature de science-fiction. Cette angoisse de finir au ban de la société, cette pression était comme une force destructrice qui allait anéantir la ville de Tokyo ».
Shinya Tsukamoto

« Pour employer une terminologie trop galvaudée depuis, Tetsuo est l'un des dix films réellement culte de l'histoire du cinéma. Le film est produit, écrit, réalisé par Shinya Tsukamoto qui, acteur, joue également le rôle d'un fétichiste du métal (Tsukamoto est également directeur de la photo, directeur artistique et monteur de son film, tourné en 16mm, avec les moyens du bord)… Tetsuo c'est le premier des grands films de la nouvelle vague du cinéma d'horreur et de science-fiction japonais qui depuis a déferlé sur nous par vagues glauques et successives. Salué à sa sortie par l'écrivain William Gibson qui y vit le seul film de science-fiction proche de la mouvance cyber-punk, par Clive Barker qui en apprécia les horreurs sexuelles, par Quentin Tarantino qui rêve toujours d'en réaliser une suite, par Darren Aronovsky qui s'en inspira directement pour son film, c'est un chef d'œuvre absolu du cinéma d'horreur, du cinéma de science-fiction et du cinéma transgressif. On a souvent comparé Tsukamoto à David Lynch et à David Cronenberg, en mettant en parallèle leurs descriptions cliniques d'un humain mutant devenu à moitié robot. Mais alors que Lynch et Cronenberg regardent ce qui se passe avec peur, on sent que Tsukamoto est du coté de l'homme modifié, du mutant : il pense que dans notre monde terne mieux vaut devenir un androïde, un homme machine, pour exister à nouveau pleinement ».
Jean-Pierre Dionnet

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