| |

SEANCE A partir de 4 ans
Dimanche 26 Octobre à 16h30
ALEXANDRE ALEXEIEFF
Alexeïeff (Kazan, Russie, 1902- Paris 1982) arrive à Paris
en 1920 et travaille comme costumier et décorateur pour Louis
Jouvet, Georges Pitoëff, les Ballets Russes et les Ballets Suédois.
Puis illustre les oeuvres de Gogol, Pouchkine, Dostoïevsky, Poe,
Baudelaire, Malraux, Maurois.
Il décide d'inventer "La gravure animée" et
met au point en 1931 avec Claire Parker "l'écran d'épingles"
sur lequel ils réalisent Nuit sur le Mont Chauve (1933), En passant
(1943), Le Nez (1963), Tableaux d'une exposition (1972), Trois thèmes
(1980), et le prologue du film d'Orson Welles Le procès (1962).
Pour financer ses recherches il réalise de très nombreux
films publicitaires de 1935 à 1964, comportant de nombreuses
innovations techniques.
CLAIRE PARKER
Claire Parker (Boston- Paris 1981) rencontre Alexeïeff à
la fin des années 20 et lui apporte un soutien et une collaboration
décisive pour la création de l'écran d'épingle.
Co-réalisatrice de tous les "films de spectacles" d'Alexeïeff
qu'elle signe avec lui, elle co-réalise également la plupart
des films publicitaires d'Alexeïeff avec qui elle s'est mariée
en 1941.

|
UNE
NUIT SUR LE MONT CHAUVE
ET AUTRES COURTS
Ces films
très rares utilisent la technique des écrans d’épingles,
inventée par Alexandre Alexeieff et sa compagne Claire Parker.
Sur un panneau vertical sont fixées des milliers d’épingles
qui peuvent être enfoncées ou retirées à
volonté et sur lesquelles est projetée une lumière
rasante. Les ombres ainsi obtenues sont plus ou moins grises et douces
selon la position des épingles, ce qui donne une variété
infinie d’images devant la caméra.
Ce travail titanesque réalisé tout au long de sa vie par
Alexeieff, souvent dans une grande misère, est d’une immense
beauté. Il ne sera diffusé que lors d’UNE SEULE
SEANCE : le DIMANCHE 26 OCTOBRE à 16h30 !
UNE
NUIT SUR LE MONT CHAUVE
(France, 1933,
9 min, musique de Modest Moussorgsky)
Le premier film qu'Alexeïeff et Parker réalisèrent
sur leur nouvelle invention: l'écran d'épingles, conçu
par Alexeïeff pour créer la "gravure animée".
La musique de Modest Moussorgsky donne le rythme à une suite
de visions et de métamorphoses fantastiques sur le thème
du sabbat. La finesse des jeux de clairs-obscurs donne parfois un réalisme
quasi photographique aux images de ce film désormais considéré
comme un des grands classiques de l'animation expérimentale.
Dytir Hambick (in "Persistency of Cinema", Obscure Books,
Calcutta, 196)
EN
PASSANT : CHANTS POPULAIRES N°5
(France, 1943,
2 min)
"En travaillant pour le "Canadian National Film Board",
Alexandre Alexeïeff a pris le temps de faire court. Il a mis six
mois pour consacrer un film d'une minute à l'histoire d'un écureuil
imaginatif et peureux. Il s'est ainsi promené patiemment dans
le merveilleux, si patiemment qu'il méritait d'être décoré
par le père Noël. En passant -tel est le titre de son film-
illustre un refrain populaire en quatre couplets. C'est une chanson
qu'accompagnent simplement le bruit du moulin, le choeur des faucheurs,
les hymnes de l'église, et qui s'achève au chant du coq.
Mais Alexandre Alexeïeff y témoigne, une fois de plus, du
souci de perfection qu'il apportait naguère aux illustrations
des poèmes en prose de Baudelaire et du Journal d'un fou de Gogol."
Paul GILSON, "Pourquoi Alexeïeff méritait d'être
décoré par le père Noël", l'Ecran Français,
Paris, 24 décembre 1946
A
PROPOS DE JIVAGO
(France, 1960,
8 min)
Film montrant Alexeieff travaillant sur l'écran dépingles
(VEC) lorsqu'il faisait des illustrations pour "Docteur Jivago"
de Pasternak (Gallimard, Paris, 1959) ainsi que plusieurs de ces illustrations.
LE
NEZ
(France, 1963,
12 min)
Alexandre Alexeïeff et Claire Parker ont refondu la nouvelle de
Gogol sur l'écran d'épingles en un étrange ballet
de visions et de changements à vue des décors, des modifications
de la lumière du jour, évoquant le théâtre
kabuki, sensation renforcée par la musique improvisée
par Hai Min. Dans un Saint-Petersbourg rêvé, monochrome,
glacé et désert, le drame de l'homme sans nez, courant
désespérément après celui-ci, se joue au
ralenti, sans un mot, dans la pure logique du fantasme.'
|
 |