octobre 2003

 
  Sans soleil (© DR)

SEANCES

Jeudi 9 octobre à 18h30
Dimanche 12 octobre à 21h
Mardi 21 octobre à 18h30

SANS SOLEIL

de Chris Marker
France / 1982 / 1h40

Des lettres d’un cameraman free-lance, Sandor Krasna, sont lues par une femme inconnue. Deux pays ont particulièrement retenu son attention : le Japon moderne et la Guinée-Bissau après sa révolution manquée. Il s’interroge sur cette représentation du monde. Quelles images en garder ?

« Ce qui lie avant tout les Japonais endormis et les émeux de Sans soleil, c’est bien sûr le film, le film comme point de convergence, de passage commun, comme réceptacle actif de sensations et d’impressions. Disons le mot : comme conscience. » (Olivier Kohn, Les cahiers du cinéma, mars 1997)

« C’est de mémoire, de souvenirs, de sensation d’une mort tantôt lointaine tantôt proche, de vertige du temps et d’imaginaire infini qu’il est question dans ce voyage intérieur autant que géographique. [...] Chris Marker tisse ici les liens entre les images, entre les images et les mots aussi, pour lutter contre l’oubli, la perte, le nivellement morne des choses. [...] Profusion d’images, cette mosaïque mélancolique éveille tous les sens. C’est un monde de prégnances et de presciences plus que d’idées. Sans soleil montre surtout que le voyage est la plus douce des expériences, parce qu’il crée des images indécidables. Plus tard quand elles reviennent à la mémoire, on ne sait plus si on les a rêvées ou vécues. » (Jacques Morice, Télérama, 8 octobre 1997)


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