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SEANCES
MERCREDI 13 A 16H
SAMEDI 16 A 16H30
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CONVERSATION SECRETE (THE CONVERSATION)
de Francis Ford Coppola
USA, 1974, 1h55, VOSTF
avec Gene Hackman, John Cazale, Frederick Forrest, Cindy Williams, Harrison
Ford, Robert Duvall
Spécialiste de la prise de son clandestine, Harry Caul espionne
un jeune couple pour le compte d’un mystérieux M. C. lorsqu’il
croit s’apercevoir que les jeunes gens courent un danger mortel.
Il essaie désespérément de comprendre ce qui les
menace et traverse une crise de conscience lorsque ses bandes sont volées.
Il se rend à l’hôtel où le crime devrait avoir
lieu, mais il a mal interprété ses enregistrements. Il
est pris au piège.
« Une époque où Coppola avait de l’ambition
et un sacré talent. Presque antonionien, en fait, par les idées
sinon par le style, Conversation Secrète est une réflexion
passionnante sur l’apparence (comme l’est Blow up) et les
pièges qu’elle recèle. Et aussi – nous sommes
en plein Watergate – une plongée inquiétante dans
la paranoïa d’un individu et d’une nation. Paradoxalement,
le côté désuet des écoutes dont se sert Gene
Hackman pour espionner ses contemporains rend plus effrayant et dérisoire
sa froideur, qui masque mal ses troubles et ses névroses. L’étonnante
musique de David Shire crée constamment une angoisse diffuse.
»
Pierre Murat (Télérama)
« Deux ans après le triomphe du Parrain, Coppola a gagné
le droit de faire un film personnel. Dans Conversation Secrète,
il réussit à conjuguer hypersensibilité, cauchemar
paranoïaque et élégance. Pas de pyrotechnie ravageuse,
ni de grimaces : juste une bande-son incroyablement complexe et quelques
cadrages inquiétants. Francis Ford Coppola : Je me suis permis
des fantaisies de style. J’ai utilisé une caméra
très statique, comme une caméra de surveillance, qui ne
suit jamais tout à fait le protagoniste. Il sort du cadre et
c’est seulement au bout d’un moment que la caméra
part à sa recherche ; sans insister, mais en donnant néanmoins
l’impression d’une indiscrétion commise à
l’égard de cet homme. Si l’impression d’être
indiscrets colle autant à ces recadrages, c’est aussi que
Gene Hackman a réussi à faire de son personnage un paumé
majuscule. Et que Coppola l’a parfaitement rendu sur l’écran.
Ce qui fait que, bien au-delà du témoignage d’une
époque marquée par l’affaire du Watergate, Conversation
Secrète est un chef d’oeuvre du cinéma américain.
»
Edouard Waintrop (Le Monde)
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