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SEANCES
MERCREDI 20 A 16H30
SAMEDI 23 A 16H30
VENDREDI 29 A 15H
SAMEDI 30 A 20H30
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MEAN STREETS
de Martin Scorsese
USA, 1973, 1h50, VOSTF, Int -12 ans
avec Robert De Niro, Harvey Keitel, David Proval, Amy Robinson, Richard
Romanus, Martin Scorsese
New York. Dans les bas quartiers de l’East Side, la Petite Italie,
quatre italiens immigrés de la seconde génération
dérivent dans un univers où le poids de la tradition,
la violence, la culpabilité conditionnent les esprits jusqu’à
la folie et au meurtre. Tony tient un bar ; Michael gère des
affaires louches ; Johnny Boy, irresponsable, s’enlise dans ses
dettes et les bagarres qu’il provoque, protégé par
Charlie qui rêve de réussite sociale sous les aspects d’un
restaurant promis par son oncle maffioso.
« Sur fond de musique rock, typique de l’univers sonore
de son adolescence (Rolling Stones, Eric Clapton, Bo Diddley), Scorsese
nous entraîne dans l’univers furieux, coloré des
minables de la pègre, ceux que l’aristocratie des gangsters
de Scarface ou du Parrain exploite. De cette plongée, il fait
une descente infernale, traitant ses personnages comme des damnés,
des possédés. Les scènes deviennent des rites.
Les monologues intérieurs, des citations bibliques. Exilés
de la religion (parce que l’Eglise est devenue un « business
»), Charlie se plie aux exigences d’un parrain, tout en
s’exerçant au martyre, lorsqu’il fait lécher
sa main par le feu. Le film baigne dans des lumières rouges,
avec des néons, des fluorescences de juke-box, qui évoquent
une saison en enfer. Il se clôt sur une vengeance nocturne, éclaboussée
de sang, qui voit les victimes râler ou attendre, à genoux,
la délivrance. »
Jean-Luc Douin (Télérama)
« Narcissique, fébrile, tour à tour baroque (dans
le traitement des éclairages et la mobilité de la caméra)
et hyperréaliste (par le choix des décors), Mean Streets
est une oeuvre clé dans la filmographie de Martin Scorsese, qui
démarque, complète et approfondit son premier film, très
autobiographique (Who’s that knocking at my door ?). Le rythme
visuel autant que musical qui le sous-tend de la première à
la dernière image l’apparente à un opéra.
Il tient la gageure de se maintenir, une heure et demie durant, à
un niveau paroxystique qui confère au propos (une succession
de tableaux, plus qu’une intrigue véritable) une dimension
parabolique, celle d’une liturgie infernale. Le rituel purificateur
qui assure le passage de la damnation à la sainteté et
qui constitue le sujet réel de nombre de films de Scorsese trouve
ici une expression cinématographique homogène dans l’incandescence.
»
Michel Sineux (Dictionnaire des films Larousse)
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