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SEANCES
jeudi 27 octobre à 16h30
vendredi 28 octobre à 18h30
dimanche 30 octobre à 14h30
lundi 31 octobre à 18h30
à partir de 8 ans
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BONJOUR (OHAYO)
de Yasujiro Ozu
Japon, 1959, 1h34, VOSTF
avec Koji Shidara, Masahiko Shimazu, Kuniko Miyake, Chishu Ryu
Isamu et Minoru vivent avec leurs parents dans un lotissement de la
banlieue de Tokyo. Ils sont à l'origine, sans le vouloir, d'une
querelle de voisinage : des voisins ont un poste de télévision
qui attire les enfants du quartier. Les deux gamins demandent à
leur père d'en acheter un. Celui-ci refuse et leur ordonne de
se taire. Le prenant au mot, les garçons décident une
grève de la parole. L’opposition entre le monde des enfants
et celui des adultes traité avec humour et finesse, non sans
similitudes avec Mon Oncle de Tati (en février).
« Bonjour tourne autour du sujet de prédilection du réalisateur
: l'opposition entre l'ancienne et la jeune génération,
la question de l'obéissance et du respect dûs aux parents.
Bonjour est très proche de Gosses de Tokyo, réalisé
en 1938. Dans ce film, une des rares œuvres d'avant-guerre d'Ozu
distribuées aujourd'hui, deux enfants entament une grève
de la faim en signe de protestation contre la soumission de leur père
vis-à-vis de son patron. Ici, il s'agit d'une grève de
la parole, et l'objet du conflit est la télévision, symbole
d'un Japon en mutation. Sans enfoncer le clou, avec humour et dans le
style dépouillé qui lui est propre, Ozu décrit
les rapports d'un père avec ses fils : rapports conflictuels
- le père frappe l'aîné - mais pas au point de briser
la structure familiale. Les enfants finiront par reprendre langue et
répondre au "bonjour" des voisins. »
Arte Magazine
« On a répété qu’Ozu était «
le plus japonais des cinéastes japonais, filmant au ras du tatami
», et, pourrait-on ajouter « au ras du quotidien »
la vie de ses compatriotes, au fil du temps et des transformations subies
par le Japon des années 20 aux années 60. Pourtant, ce
qui frappe à voir ou à revoir ce dernier film, pour un
spectateur occidental et français quelque peu cinéphile,
c’est un double sentiment de familiarité. Tous ces évènements
de la vie quotidienne de Japonais « typiques » ou «
moyens », ce sont aussi les nôtres. Quant au style d’Ozu,
ici on retrouve un air de parenté étroite avec celui de
Tati. Même simplicité aiguë du regard, quasi documentaire,
même fantaisie ironique allant jusqu’au gaga, même
force et légèreté de la musique qui rythme le film
en continu, même éclat lumineux des couleurs, mêmes
confrontations entre l’ancien et le nouveau, l’univers des
enfants et celui des adultes, qui évoquent Mon Oncle, tourné
un an plus tôt. »
France Demarcy, Allons z’enfants au cinéma !, éditions
Les Enfants du Cinéma
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