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SEANCES
samedi 8 octobre à 20h30
à partir de 8 ans
PLACES EN VENTE À PARTIR DU 28 SEPTEMBRE EN CAISSE ET À
L'ATELIER DES INITIATIVES
REPRISE DU FILM SEUL
vendredi 7 octobre à 18h30
dimanche 9 octobre à 16h30
lundi 10 octobre à 18h30
voir un extrait
du ciné-concert
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CINÉ-CONCERT
TANUKI JOUE SUR GOSSES DE TOKYO
GOSSES DE TOKYO
(UMARETE WA MITA KEREDO)
de Yasujiro Ozu
Japon, 1932, 1h30, muet
avec Tatsuo Saito, Mitsuko Yoshikawa, Hideo Sugarawa, Tokkan Kozo, Takeshi
Sakamoto
Vers 1930, un modeste employé vient s'installer dans la banlieue
de Tokyo avec sa femme et ses deux fils, de 10 et 8 ans. Difficilement,
ces derniers s’imposent comme meneurs à la bande du quartier
et font du fils du patron leur souffre-douleur. Ils n’admettent
pas de voir leur père soumis et faisant le pitre pour plaire
au patron. Mécontents de l'attitude de leurs parents, ils décident
de faire une grève de la faim et de la parole. Une chronique
sociale à la fois drôle et grinçante.
« Tous, enfants et adultes, échappent aux poncifs du cinéma
muet. Ils n’exagèrent pas la mimique, ils n’accusent
pas le geste, ils ne miment pas leurs états d’âme.
Ils sont gracieux et naturels, ahurissants de vie, poétiques
et comiques. Même le drame est traité avec une élégance
aérienne. Ce cinéma, classique et pur, franchit les décennies
avec une assurance tranquille. » Gilbert Salachas, Télérama
« A propos de ce film, son premier chef d’œuvre,
Ozu a déclaré : « J’ai commencé par
vouloir faire un film sur les enfants, c’est devenu un film sur
les adultes ; alors que j’avais l’intention de tourner une
petite histoire légère et brillante, le film s’est
transformé pendant le tournage et est devenu très noir.
La compagnie n’avait pas prévu un film semblable. Elle
était si désemparée qu’elle en retarda la
sortie durant deux mois. Le film gagna le premier prix Kinema Jumpo
(meilleur film japonais de l’année). ». A l’occasion
de ce film, Ozu a réuni et assemblé au sein d’une
forme presque parfaite les divers éléments qui constituent
son style et sa vision de l’existence. Le film est un Shomin–geki
[genre de cinéma, typiquement japonais qui porte principalement
sur les réalités quotidiennes du peuple] qui met en lumière
la rigidité de la société japonaise. Il tourne
autour d’une unité familiale, mais les divers membres de
cette unité intéressent Ozu plus que l’unité
elle-même. Et il met en scène des enfants qui renvoient
involontairement l’image d’une société d’adultes,
basée sur la duplicité des rapports. Mais Ozu va plus
loin en suggérant qu’une telle innocence ne peut se poursuivre
indéfiniment ; les deux petits garçons ne seront plus
jamais les mêmes. Plus tard Ozu comprendra qu’une certaine
forme d’innocence revient avec l’âge et il célébrera
cette nouvelle simplicité meurtrie dans de nombreux portraits
de vieillards qui réussiront à conserver dans ce monde
froid une forme de pureté ; mais à quel prix ! Dans ce
film de 1932, si brillant et si drôle, Ozu n’a pas encore
jugé nécessaire de comprendre que l’innocence peut,
d’une certaine manière, être reconquise. »
Extraits du livre de Donald Richie : Ozu, éditions Lettre
du Blanc, 1980 |
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TANUKI
Tanuki c’est une musique réalisée dans la chambre,
des petits instants seuls ou partagés, les bruits de rue et quelques
notes de piano, quelques accords de basse et une lente rythmique de
batterie, parfois une voix douce et légère vient se poser
sur les notes de carillon... |
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