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SEANCES
Mercredi 4 octobre à 20h
Samedi 7 octobre à 21h
Lundi 9 octobre à 18h30
LA SÉANCE DU MERCREDI 4 OCTOBRE À 20H SERA SUIVIE
D’UNE LEÇON DE CINÉMA PAR NICOLAS
THÉVENIN, SOCIOLOGUE DU CINÉMA ET FORMATEUR ÉCOLE
ET CINÉMA, PROPOSÉE EN COLLABORATION AVEC L’ATELIER
DES INITIATIVES
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JIN ROH
de Hiroyuki Okiura
Japon, 1998, 1h38, VOSTF, animation
Au début des années 50, dans un Japon imaginaire et totalitaire,
une brigade de police parallèle s’acharne sur les rebelles. Carapaçonnés
comme des samouraïs, les Jin Roh (les hommes-loups) sont de véritables
machines à tuer...
« Tantôt l'univers plastique de l'animation reproduit
la réalité (avec les caractéristiques d'un film en prises
de vues de réelles, dans le découpage, les changements d'angle,
les raccords, les notions d'espace), tantôt il en facilite la lecture par
l'accentuation et l'interprétation (la stylisation des hommes-machines
Panzers). Parfois l'animation réalise ce qu'elle seule peut faire avec
les moyens dont elle dispose, des moyens de création qui ne dépendent
pas de la reproduction. Les séquences d'une extrême violence lorsque
les hommes Panzers mitraillent, et la séquence du rêve de Fuse nous
donnent à voir une autre réalité, morcelée, distendue,
mortifère ou onirique : cette réalité d'angoisse ou d'anéantissement
qui donne au film une dimension différente de celle que l'on pouvait attendre. »
Hubert
Niogret, Positif.
« Lorsque Jin-Roh débute, on ne saisit pas immédiatement
la nature des images qui défilent sous nos yeux : l'explosion
nucléaire d'Hiroshima, la ville détruite, le lent retour à la
vie, ces "archives" en noir et blanc sont-elles des prises
de vue réelles ou appartiennent-elles au monde de l'animation
? Si le doute est vite balayé par la venue d'images finement
colorées et dénuées d'ambiguïté, les
scènes et les péripéties qui suivront n'auront
de cesse de plier l'animation à la rhétorique du réalisme.
C'est la beauté paradoxale de ce film : décrire l'humain
dans sa globalité, ses contradictions et ses subtilités
comportementales, avec, comme outil, l'animation sur celluloïd. »
Jean-Sébastien Chauvin, Les Cahiers du Cinéma.
« Jin-Roh est avant tout un plaidoyer pour le droit de
vivre sans carcan, sans camisole sociale. (...) Le cynisme d'Oshii,
la sensibilité et la détermination d'Okiura, se marient
donc dans Jin-Roh pour donner naissance au long métrage le plus
ambitieux et le plus "auteurisant" de l'histoire de l'animation.
Okiura emprunte même sa pétrifiante mais sublime rhétorique
au cinéma de Terrence Malick, et son film nous donne littéralement
des "Sueurs froides". »
Bertrand Rougier, Mad Movies.
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