| |

SEANCES
Mardi 18 octobre à 20h30
Vendredi 20 octobre à 18h30
Samedi 21 octobre à 20h30
Dimanche 22 octobre à 16h30
|
METROPOLIS
de Rintaro
Japon, 2001, 1h47, VOSTF, animation
À Metropolis, mégapole futuriste, les humains cohabitent avec les
robots. Le gigantesque gratte-ciel Ziggurat abrite l'élite despotique
de la société, tandis que les pauvres et les robots sont condamnés à une
vie souterraine misérable. Le détective Shunsaku Ban et son jeune
assistant Kenichi y recherchent le docteur Laughton, un scientifique trafiquant
d’organes humains...
« Au-delà des très riches univers personnels
de Tezuka Osamu et de Fritz Lang (…), le Metropolis de Rintaro et Otomo, œuvre
fusionnelle par excellence, puise sa substance à des sources très
diverses. Depuis les mythologies bibliques et antiques jusqu'à la culture
populaire du siècle dernier, ce conte philosophico-politique déploie
une très large palette de références. »
Johan Scipion.
« Metropolis fascine par son propos humaniste remarquable,
mais est également une référence en matière
de dessin animé. Souci du détail, modernité de
l’animation, pertinence de l’utilisation des techniques
: tout aura été fait avec lucidité et talent !
Toutes les scènes de foule bénéficient d’une
animation traditionnelle fabuleuse. Le résultat est étonnant
et chacun sera surpris par le nombre de personnages animés séparément
dans une même scène. Un travail de titan qu’on avait
précédemment pu observer dans Akira. L’utilisation
des computer graphics (pour les images de synthèse) fut un choix
intelligent et revendiqué. Ce procédé d’animation
fut ainsi réservé aux vues d’ensemble et aux vues
de la ville. On est époustouflé par le résultat
: effets de profondeur sublimés, nouveaux mouvements de caméra
inventés, l’aspect inhumain de la mégalopole ressort
encore mieux. Rintaro confia à ce sujet : "L’utilisation
des computer graphics est équivalente au rodéo américain.
L’outil est comme un cheval sauvage qui peut devenir fou s’il
est mal dirigé, mais, pour peu qu’un artiste le maîtrise
bien, ce même outil peut devenir l’un des meilleurs atouts
pour l’animation". Là où l’animation
traditionnelle permet de gérer 6 niveaux d’animation en
un même temps, l’ordinateur peut en faire évoluer
jusqu’à 200 ! Et le résultat est sans pareil, faisant
de Metropolis une pierre d’angle dans l’histoire des techniques
d’animation. »
Animeland.
« Les influences s'entrechoquent avec fracas dans ce Metropolis,
fable d'un monde rétro-futuriste, hybridation de graphismes à l'ancienne
(Paul Grimault ou le Little Nemo de Windsor McKay) et de design contemporain
(une architecture monumentale magnifiée par l'usage de la 3D). »
Alex
Masson.
« Katsuhiro Otomo adapte une bande dessinée d'Osamu
Tezuka (...), inspirée d'un univers pré-existant : celui
du Metropolis de Fritz Lang. Davantage d'une filiation, c'est d'une
réincarnation qu'il s'agit. »
Nicolas Chemin, Les Cahiers du Cinéma.
|
 |