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SEANCES
Vendredi 19 octobre à 18h30
Samedi 20 octobre à 20h
Mercredi 24 octobre à 20h30
Dimanche 28 octobre à 16h30
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PASSE
TON BAC D'ABORD
de Maurice Pialat
France, 1978, 1h25
avec Sabine Haudepin, Philippe Marlaud, Annick Alane, Michel Caron,
Christian Bouillette
À Lens, au début de l'année scolaire dans une classe de terminale,
des adolescents, angoissés par l’échéance du bac, redoutent le futur
médiocre qui les attend. Déçus par les adultes, aussi démunis qu'eux,
ils se regroupent et traînent au café... Maurice Pialat filme la mer
inhospitalière, les nuages lourds et bas, le vent et le désarroi de
ces jeunes, tous interprétés par des acteurs non professionnels.
« Si
j’ai pensé à ma propre jeunesse en tournant ce film, c’est parce que,
moi aussi, je viens d’un milieu pauvre, que moi aussi, j’ai fait semblant
de faire des études alors que j’étais complètement oisif. »
Maurice Pialat
« Une affiche signée Cabu, un sujet à la mode
(Michel Lang et Diane Kurys triomphaient avec leurs comédies nostalgiques
sur l’adolescence), traité bien évidemment sur un tout autre ton –
rien de gnangnan ici. C’est le I Vitelloni de Pialat, mélange
de ressentiment social et de gouaille adolescente. »
Jean-Baptiste Morain, Les Inrockuptibles
« Maurice Pialat s’échoue
d’une famille à l’autre, porté par un désespoir tranquille, mais ne
s’installe jamais chez personne. Il nous emmène d’un cours d’éducation
physique à un match de football, d’une salle de café où les couples
se séparent, à un mariage où les couples font semblant de s’unir. Son
récit suit les mouvements intérieurs de personnages révoltés mais indécis,
qui dérivent vers une destination inconnue. Pour gagner leur liberté,
ces Ch’timis en pulls Phildar et robes-chemisiers n’ont qu’une solution :
faire table rase du passé. A l’école, le discours du corps enseignant
les y invite inconsciemment : le prof de philo leur demande avant
tout de « désapprendre », et la prof de gym leur passe la
balle en hurlant « démarquez-vous !». Pourtant, ces adolescents
trouvent leur salut dans un surplace atemporel, et préfèrent tourner
en rond au rythme de la voix de Patrick Juvet. A l’époque de la sortie
du film, leur errance angoissée tranchait avec l’insouciance ludique
des héros de Diabolo Menthe et A nous les petites anglaises. Aujourd’hui,
leur vie paraît rose à côté de celle des gens de Nord ou Bar
des Rails… »
Martine Landrot, Télérama
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