septembre 2003

 
  Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) (© DR)

SEANCES

Jeudi 18 septembre à 20h30
Dimanche 21 septembre à 15h
Jeudi 25 septembre à 20h

COMMENT JE ME SUIS DISPUTE…
(MA VIE SEXUELLE)


de Arnaud Despléchin
(France, 1996, 2h58)

avec Mathieu Amalric, Jeanne Balibar, Emmanuelle Devos, Emmanuel Salinger, Marianne Denicourt, Thibault de Montalembert, Chiara Mastroinni, Denis Podalydes, Michel Vuillertmoz

A 29 ans, Paul Dédalus, maître-assistant à l’université de Nanterre, n’arrive pas à finir sa thèse, pas plus qu’il ne parvient à quitter Esther, même s’il est attiré par Sylvia, la compagne de son meilleur ami. Chronique d’une vie sentimentale au sein d’un groupe d’ami(e)s normaliens ou comment grâce au discours amoureux Paul se prouve qu’il existe.

« Pour moi, c’est quelqu’un qui se réveille et qui dit : ‘Mince, je suis aveugle et depuis combien de temps ?’ ou qui se dit, comme Descartes au début des Méditations métaphysiques, peut-être que je dors toujours, comment puis-je avoir la certitude que ce que je vis, ce n’est pas le rêve de ma vie ? » (Arnaud Despléchin, propos recueillis par Didier Péron et Olivier Séguret, Libération, mercredi 12 juin 1996)

« Comment je me suis disputé… est un film intime à plus d’un titre : il visite un petit milieu très circonscrit (des jeunes intellectuels trentenaires gravitant dans la Galaxie Normale Sup’) ; il filme au microscope les soubresauts invisibles de l’être ; il fait de l’introspection l’artère principale qui irrigue le récit ; et enfin, dans sa conception même, il réunit une compagnie réduite de complices […] Il n’est pas rien que sur fond de vraie tristesse Comment je me suis disputé… soit tout le temps une comédie très poilante.] (Gérard Lefort, Libération, Lundi 13 mai 1996).

« C’est en ce sens que Comment je me suis disputé est un film franchement troublant : tout en nous donnant l’occasion de suivre les aventures palpitantes et presque picaresques d’un héros en pleine phase d’apprentissage, il nous renvoie sans cesse à nos propres fêlures, nos propres incertitudes, nos propres angoisses. On sort du film d’Arnaud Despléchin avec la certitude d’avoir enfin rencontré le peintre de nos démons les plus secrets, grand cinéaste qui nous a simultanément donné accès à un monde de figures, de personnages, de sentiments, de pensées, bien plus vaste que notre petite personne. » (Thierry Jousse, Les Cahiers du Cinéma, mai 1996)

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