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SEANCES
Jeudi 18 septembre à 20h30
Dimanche 21 septembre à 15h
Jeudi 25 septembre à 20h |
COMMENT
JE ME SUIS DISPUTE…
(MA VIE SEXUELLE)
de Arnaud Despléchin
(France, 1996, 2h58)
avec Mathieu Amalric, Jeanne Balibar, Emmanuelle Devos, Emmanuel Salinger,
Marianne Denicourt, Thibault de Montalembert, Chiara Mastroinni, Denis
Podalydes, Michel Vuillertmoz
A 29 ans, Paul Dédalus, maître-assistant à l’université
de Nanterre, n’arrive pas à finir sa thèse, pas
plus qu’il ne parvient à quitter Esther, même s’il
est attiré par Sylvia, la compagne de son meilleur ami. Chronique
d’une vie sentimentale au sein d’un groupe d’ami(e)s
normaliens ou comment grâce au discours amoureux Paul se prouve
qu’il existe.
« Pour moi, c’est quelqu’un qui se réveille
et qui dit : ‘Mince, je suis aveugle et depuis combien de temps
?’ ou qui se dit, comme Descartes au début des Méditations
métaphysiques, peut-être que je dors toujours, comment
puis-je avoir la certitude que ce que je vis, ce n’est pas le
rêve de ma vie ? » (Arnaud Despléchin, propos recueillis
par Didier Péron et Olivier Séguret, Libération,
mercredi 12 juin 1996)
« Comment je me suis disputé… est un film intime
à plus d’un titre : il visite un petit milieu très
circonscrit (des jeunes intellectuels trentenaires gravitant dans la
Galaxie Normale Sup’) ; il filme au microscope les soubresauts
invisibles de l’être ; il fait de l’introspection
l’artère principale qui irrigue le récit ; et enfin,
dans sa conception même, il réunit une compagnie réduite
de complices […] Il n’est pas rien que sur fond de vraie
tristesse Comment je me suis disputé… soit tout le temps
une comédie très poilante.] (Gérard Lefort, Libération,
Lundi 13 mai 1996).
« C’est en ce sens que Comment je me suis disputé
est un film franchement troublant : tout en nous donnant l’occasion
de suivre les aventures palpitantes et presque picaresques d’un
héros en pleine phase d’apprentissage, il nous renvoie
sans cesse à nos propres fêlures, nos propres incertitudes,
nos propres angoisses. On sort du film d’Arnaud Despléchin
avec la certitude d’avoir enfin rencontré le peintre de
nos démons les plus secrets, grand cinéaste qui nous a
simultanément donné accès à un monde de
figures, de personnages, de sentiments, de pensées, bien plus
vaste que notre petite personne. » (Thierry Jousse, Les Cahiers
du Cinéma, mai 1996)
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