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SEANCES
JEUDI 2 SEPTEMBRE A 21H
SAMEDI 4 SEPTEMBRE A 16H
JEUDI 9 SEPTEMBRE A 18H30
VENDREDI 10 SEPTEMBRE A 20H30
DIMANCHE 12 SEPTEMBRE A 18H30
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FELLINI ROMA
de Federico Fellini
Italie, 1971, 2h08, VOSTF
avec Peter Gonzales, Anna Magnani
Roma dresse le portrait de la « ville éternelle »
à diverses époques, en mêlant documentaires et fantasmagories.
C’est une cité grouillante peuplée de personnages
pittoresques. Intellectuels, badauds, artistes étrangers et marginaux
s’entrecroisent, s’apostrophent et s’attablent dans
les recoins. Fellini, entouré de son équipe, sillonne
les rues de la ville et discute avec ses habitants. Il évoque
les Music hall d’antan, leurs bordels luxueux, réservés
à la clientèle huppée et les autres, lamentables
et malpropres. Il est émerveillé par les monuments, les
rues populeuses, le métro et les tramways. Sur les parvis des
églises, au bord des fontaines, des hippies se vautrent, s’ennuient,
s’embrassent…
« Une ville est semblable à un être humain, on peut
probablement la définir de mille façons différentes.
Certaines villes sont des hommes, d’autres des femmes. Rome es
une femme splendide, c’est une multitude de femmes. (…)
J’ai tenu à tourner Roma sous la forme d’une succession
d’épisodes pouvant être vus séparément.
Ce système peut sembler extravagant, mais il s’est avéré
plus adéquat. Quand on a des souvenirs, on les matérialise
en vrac sur la pellicule. Puis, au montage, on prend un certain recul
qui permet de trier, de choisir, d’organiser ses idées
de façon à s’exprimer dans un langage frappant et
universel. Pour prendre une métaphore de pure optique, il faut
reculer et chaque fois accommoder son cristallin si l’on veut
avoir un rapport cohérent et harmonieux entre les images. Voilà
où réside la force et l’impact de Roma. »
Federico Fellini
Comme La Dolce Vita, Satyricon et, plus tard, Casanova,
Fellini Roma se présente comme une fresque monumentale,
à la fois reportage historico-poétique et évocation
intemporelle de fantasmes personnels. Mais la fiction prend le pas sur
la réalité. Ainsi, la scène tournée sur
le boulevard périphérique a été totalement
reconstituée en studio : 500 mètres d'asphalte, des centaines
de voitures, la nuit, la pluie, le feu. Une création monstre.
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