septembre 2004

 
 

Fellini Roma (© DR)

SEANCES

JEUDI 2 SEPTEMBRE A 21H
SAMEDI 4 SEPTEMBRE A 16H
JEUDI 9 SEPTEMBRE A 18H30

VENDREDI 10 SEPTEMBRE A 20H30
DIMANCHE 12 SEPTEMBRE A 18H30

FELLINI ROMA

de Federico Fellini
Italie, 1971, 2h08, VOSTF

avec Peter Gonzales, Anna Magnani

Roma dresse le portrait de la « ville éternelle » à diverses époques, en mêlant documentaires et fantasmagories. C’est une cité grouillante peuplée de personnages pittoresques. Intellectuels, badauds, artistes étrangers et marginaux s’entrecroisent, s’apostrophent et s’attablent dans les recoins. Fellini, entouré de son équipe, sillonne les rues de la ville et discute avec ses habitants. Il évoque les Music hall d’antan, leurs bordels luxueux, réservés à la clientèle huppée et les autres, lamentables et malpropres. Il est émerveillé par les monuments, les rues populeuses, le métro et les tramways. Sur les parvis des églises, au bord des fontaines, des hippies se vautrent, s’ennuient, s’embrassent…

« Une ville est semblable à un être humain, on peut probablement la définir de mille façons différentes. Certaines villes sont des hommes, d’autres des femmes. Rome es une femme splendide, c’est une multitude de femmes. (…) J’ai tenu à tourner Roma sous la forme d’une succession d’épisodes pouvant être vus séparément. Ce système peut sembler extravagant, mais il s’est avéré plus adéquat. Quand on a des souvenirs, on les matérialise en vrac sur la pellicule. Puis, au montage, on prend un certain recul qui permet de trier, de choisir, d’organiser ses idées de façon à s’exprimer dans un langage frappant et universel. Pour prendre une métaphore de pure optique, il faut reculer et chaque fois accommoder son cristallin si l’on veut avoir un rapport cohérent et harmonieux entre les images. Voilà où réside la force et l’impact de Roma. »
Federico Fellini

Comme
La Dolce Vita, Satyricon et, plus tard, Casanova, Fellini Roma se présente comme une fresque monumentale, à la fois reportage historico-poétique et évocation intemporelle de fantasmes personnels. Mais la fiction prend le pas sur la réalité. Ainsi, la scène tournée sur le boulevard périphérique a été totalement reconstituée en studio : 500 mètres d'asphalte, des centaines de voitures, la nuit, la pluie, le feu. Une création monstre.

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