septembre 2004

 
 

Ginger e Fred (© DR)

SEANCES

MERCREDI 22 SEPTEMBRE A 21H
JEUDI 23 SEPTEMBRE A 18H30
VENDREDI 24 SEPTEMBRE A 21H
SAMEDI 25 SEPTEMBRE A 21H

GINGER ET FRED (GINGER E FRED)

de Federico Fellini
Italie, 1985, 2h05, VOSTF

avec Jacques-Henri Lartigue, Franco Fabrizzi, Marcello Mastroianni, Giulietta Masina

Amelia petite femme pimpante d’une soixantaine d’années, arrive à la gare de Rome pour participer à une émission de télévision. Dans le temps, Amélia faisait équipe avec Pipo Boticello. Sous le nom de Ginger et Fred, en hommage à Ginger Rogers et Fred Astaire, leur duo triomphait dans toute l’Italie. Ce soir, trente ans après leur séparation, ils vont se retrouver, et danser, sous le regard des caméras.

« Fellini s’indignait contre « la télévision qui nous imbécillise : j’ai essayé de montrer l’aliénation, l’indifférenciation, l’homologation des valeurs dans lesquelles nous vivons. Tout devient objet de spectacle… ». Féroce pamphlet contre la télévision de Berlusconi, Ginger et Fred , décrit aussi un monde de faux-semblants, guetté par la mort qui rôde dans ses plus beaux atours. Les paillettes, le strass et les flonflons de l’orchestre ne sont là que pour célébrer en grande pompe l’enterrement d’un monde ancien. Les coulisses des studios sont des antichambres fantastiques. (…) On y croise des nains, des bonimenteurs, des magiciens, des fantômes d’acteurs et d’actrices célèbres. Et , parmi eux, sous le masque de ringards, les vrais Mastroianni-Masina, comme rescapés du temps béni où le cinéma italien remplissait les salles. Comme s’ils étaient les derniers survivants, tous deux esquissent un ultime pas de danse avec délicatesse. Peut-être pathétiques, mais jamais ridicules, leurs retrouvailles, entre la gêne et l’élan, sont bouleversantes. »
Philippe Piazzo, Télérama

« Le studio de télévision, déclare Fellini, devient ici, comme la Via Veneto de La Dolce Vita et les bains dans Huit et Demi, le lieu exemplaire qui permet d'organiser et de montrer les rythmes, les fêtes, les personnages, l'héroïsme, le cynisme, l'atrocité de notre société. Et c'est l'oeil des caméras de la télévision qui regarde au lieu du journaliste ou du metteur en scène de mes autres films : mais le regard sur le grand carrousel italien est le même. »

A l'origine du projet, Giulietta Masina à qui la RAI avait proposé d'interpréter six personnages de femmes modernes dans le cadre d'une série de téléfilms réalisés par six metteurs en scène. Fellini était l'un d'entre eux. L'idée originale a évolué pour finalement devenir un film avec Fellini pour seul réalisateur Ironie du sort, G. Masina avait reçu l'Oscar de la Meilleure Actrice, pour Les Nuits de Cabiria, des mains de… Fred Astaire lui-même!

  haut de la page
retour