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SEANCES
MARDI 21 SEPTEMBRE A 20H30
DIMANCHE 26 SEPTEMBRE A 18h30
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HIROSHIMA MON AMOUR
de Alain Resnais
France – Japon, 1958, 1h31
avec Emmanuelle Riva, Eiji Okada, Bernard Fresson, Stella Dassas
Une nuit d’amour s’achève pendant l’été
1958, dans une chambre d’hôtel à Hiroshima. L’homme
est un japonais. La femme une française. Ils se sont rencontrés
la veille, dans un café. Ils s’aiment éternellement.
Après avoir évoqué la ville, la bombe, la mort
collective, les visages rongés, les chevelures atomisées,
les enfants difformes, la terre brûlée, l’horreur
perpétuée dans les films et les musées, les amants
parlent d’eux. La femme doit quitter le Japon, pour toujours...
Leur éternelle union doit s’interrompre avec l’aube
prochaine.
« La fonction salvatrice, thérapeutique, exorcisante des
images accomplit l’essentiel de l’opération. Ce n’est
pas le support littéraire, si opérant soit-il, si hypnotiques
que puissent être et ils le sont, le récitatif et les dialogues
durassiens, qui l’emporte, c’est le choc par montage de
deux réalités physiques qui se giflent en nous pour produire
le coup de foudre en retour d’une idylle qui nous concerne. Hiroshima
s’appuie sur la théorie eisensteinienne du montage d’attractions,
collisions et ruptures selon le modèle musical que Resnais recrute
chez Bartok et Stravinski, et qui lui permet de fasciner tout en distanciant
: montage de quatre travellings puis d’un plan fixe, deux plans
fixes, puis de nouveau un travelling. Les plans fixes cernent l’action
et la morcellent, les travellings, qui sont une recherche de l’immobilité
l’éternisent. » Robert Benayoun, in Alain Resnais,
arpenteur de l’imaginaire |
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