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SEANCES
JEUDI 16 SEPTEMBRE A 18H30
Rencontre exceptionnelle avec
Yvonne Rainer et Christophe Wavelet
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JOURNEY FROM BERLIN
de Yvonne Rainer
Allemagne, 1971, 2h05, VOSTF
Une femme se fait psychanalyser. Yvonne Rainer utilise la forme de l'association
libre propre à la psychanalyse comme principe de montage cinématographique
: elle filme comme on parle en passant du coq à l'âne.
La danse d'Yvonne Rainer naissait d'actes simples, marcher, s'arrêter,
respirer, cette fiction naît d'un acte minimum, parler au fil
de l'inconscient. Mais la parole intime est traversée par de
multiples histoires, privées, politiques. Aussi le film a-t-il
plusieurs foyers visuels, plusieurs modes de narration ; le documentaire
se mêle à la fiction : sont filmés la vie quotidienne
d'intellectuels à New York, l'action politique en Allemagne en
1970, les discours de Rosa Luxembourg. Séparant le son de l'image,
multipliant les types d'images, faisant jouer un personnage par plusieurs
acteurs, variant les niveaux de narration, privée, historique,
Yvonne Rainer rythme la question de l'identité : comment devenir
autre en passant d'une histoire à l'autre, d'une image à
l'autre, d'un son à l'autre.
Danseuse,
chorégraphe, performer, cinéaste, écrivain, Yvonne
Rainer (née en 1934) est une des figures clé de l’histoire
de l’avant-garde new-yorkaise.
Au
contact de Cage et Rauchenberg, elle affirme dès les années
60 un refus radical de toute convention. « Non au spectaculaire,
non à la virtuosité, non aux métamorphoses et à
l’illusion, non à l’envoûtement et à
l’empire de l’image d’artiste, non au caractère
héroïque et anti-héroïque, non à l’imagerie
de pacotille, non à l’engagement de l’interprète
et du spectateur, non au style, non à l’interprète,
non à l’excentricité, non au fait d’émouvoir
et d’être ému ».
Le
film « Journey from Berlin” qu’Yvonne Rainer réalise
en 1971 utilise la forme de l’association libre propre à
la psychanalyse comme principe de montage cinématographique.
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