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SEANCES
JEUDI 2 SEPTEMBRE A 18H30
VENDREDI 3 SEPTEMBRE A 20H30
SAMEDI 4 SEPTEMBRE A 18H30
DIMANCHE 5 SEPTEMBRE A 20H30
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JULIETTE DES ESPRITS
(GIULIETTA DEGLI SPIRITI)
de Federico Fellini
Italie, 1965, 2h09, VOSTF
avec Valentina Cortese, Mario Pisu, Giulietta Masina, Sandra Milo
Juliette, une femme bourgeoise, timide et délaissée par
son mari, apprend que celui-ci la trompe. Elle engage un détective
qui enquête sur l'infidélité supposée du
mari. La voisine de Juliette, beauté blonde et pulpeuse, s'habille
de façon extravagante et entretient une grande quantité
et variété d'hôtes bizarres. Impressionnée
par ce monde étrange, fascinée et presque séduite
par un beau jeune homme aux yeux de velours, Juliette chavire. Un monde
fantastique envahit son esprit troublé : sujette à des
visions, elle est visitée par des "esprits". En réalité,
des émanations de son imagination et de son inconscient. Toute
cette agitation psychique la conduit à évoquer des souvenirs
d'enfance. Ces visions, ces pensées, l’aident à
se retrouver et à accepter la réalité.
Juliette des Esprits est la suite immédiate - et le pendant -
de Huit et Demi, film-charnière dans l'œuvre de Fellini,
puisqu'il inaugure sa période "surréaliste".
Auparavant, la poésie qui émanait de ses films était
relativement sage, réaliste. A partir de Huit et Demi, tout bascule
dans le fantasme, les images oniriques, morcelées, baroques,
folles. Le héros de Huit et Demi, alter ego de l'auteur, était
décrit dans toutes ses dimensions psychologiques et psychanalytiques.
On avait même accusé Fellini de paranoïa et de misogynie.
Sa réponse fut Juliette des Esprits, le portrait d'une héroïne
qui derrière une apparence de "femme quelconque", cache
d'extraordinaires richesses intérieures. De plus, Juliette des
Esprits fut le premier long métrage en couleurs de Fellini. Il
joua ici de la chromie avec beaucoup de liberté, créant
un univers plastique décalé par rapport au réel.
« Ayant exploré l’âme de son alter ego (dans
Huit et demi), il s’attaque à celle d’une jeune femme
moyenne, « normale ». Contrairement aux apparences, et contrairement
à ce que l’on a dit, il ne s’agit pas de la répétition
d’une même démarche ; d’une copie au féminin
du précédent chef-d’œuvre. Il s’agit
d’une autre aventure, aussi exceptionnelle, aussi passionnante
et, plastiquement, encore plus délirante. Le coup de génie
de ce film très sous-estimé réside dans la similitude
entre la représentation de l’imaginaire fabuleux du personnage
et la description de son environnement prosaïque. Ici, tout est
exceptionnel, déroutant, inquiétant, bizarre, excitant.
» Gilbert Salachas, Télérama du 14 août
1996. |
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