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SEANCES
MARDI 5 OCTOBRE A 20H30 |
L’AURORE
(SUNRISE)
de Friedrich Wilhelm MURNAU
(USA, 1927, 1h27, NB, muet)
avec George O’Brien, Janet Gaynor, Margaret Livingston
Un fermier tombe follement amoureux d’une jeune femme venue de
la ville au point d’accepter de tuer son épouse. Il n’y
parvient pas. Tous deux se rendent en ville pour une folle journée
de réconciliation. Le soir tombe et c’est ivres de joie
qu’ils prennent la barque pour traverser le fleuve. Une tempête
se déclare, la barque chavire, la jeune femme disparaît.
La tempête et la nuit sont passées… c’est l’heureuse
aurore…
C’est un des plus beaux films de l’histoire du cinéma
et l’expression de l’art muet atteint son apogée,
juste avant l’irruption du parlant. La fable contée est
pourtant universelle : celle d’un amour pur et quasi enfantin,
que vient troubler une tentation extérieure. Paradoxalement,
Murnau dépasse la dialectique classique d’une nature innocente
et d’une ville corruptrice. Ce qui l’intéresse davantage,
c’est de rendre compte de deux états du monde, au sein
d’un drame romantique que ses interprètes rendent particulièrement
poignant.
« L’histoire de deux êtres humains. Ce chant de l’homme
et de la femme est de nulle part et de partout, il pourrait se situer
n’importe où, à n’importe quelle époque,
partout où se lève et où se couche le soleil, dans
le tourbillon des villes ou le plein air d’une ferme, la vie est
toujours la même, tantôt amère, tantôt douce,
avec ses rires, ses larmes, ses fautes et ses pardons… »
F. W. Murnau
Murnau fait usage de la profondeur de champ et des mouvements de caméra,
d’une souplesse incroyable. L’utilisation des lumières
est d’une sophistication extrême.
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