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SEANCES
MERCREDI 22 SEPTEMBRE A 18H30
JEUDI 23 SEPTEMBRE A 21H
SAMEDI 25 SEPTEMBRE A 18H30
DIMANCHE 26 SEPTEMBRE A 21H
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LA CITE DES FEMMES (LA CITTA DELLE DONNE)
de Federico Fellini
Italie, 1980, 2h20, VOSTF
avec Donatella Damiani, Anna Prucnal, Bernice Stegers, Marcello Mastroianni
Au hasard d'un voyage, Marcello Snaporaz, fringant quinquagénaire,
aborde et poursuit une inconnue rencontrée dans un train. Elle
est aguichante et coquette, semble accessible mais se dérobe.
Elle entraîne son admirateur à travers bois jusqu'à
un hôtel isolé où se tiennent les assises d'un grand
congrès féministe. Commence alors un périple qui
amène Marcello à rencontrer différentes femmes,
une femme plutôt mûre qui le malmène jusqu'aux derniers
outrages, son épouse, quelques dames qui ont fasciné son
enfance et son adolescence. Ce périple débouche sur un
tribunal révolutionnaire féminin qui siège dans
des locaux insolites faisant fonction de vestiaires pour sportifs. Là,
des hommes gladiateurs se préparent à quelque combat décisif.
Marcello, accusé est conduit sur un ring immense entouré
de gradins où une assistance féminine en délire
l'apostrophe. Il prend la fuite…Marcello se retrouve alors dans
le compartiment du train où il a rêvé toutes ces
aventures...
« On a un peu le sentiment ici d’un cinéma en vase
clos, replié sur ses obsessions. Mais elles sont spectaculaires
et, à travers l’univers fellinien labyrinthique, elles
évoquent une époque précise : les années
d’or du féminisme, qui venait déstabiliser les mâles
de la planète. Tel est Snaporaz, insatiable admirateur du beau
sexe, mystérieusement invité dans un congrès de
furies décidées à interdire la pénétration
et les autres violences machistes. Cette foire-expo de créatures
semble d’abord fantaisiste. Mais très vite, c’est
le procès de Snaporaz et à travers lui, de Fellini lui-même,
qui est instruit. L’homme est sur le gril, même le château
du « docteur Grophalus » est assiégé. Le numéro
de « music hall névrotique » de Fellini est, en vérité,
miné par la gravité, le doute. Et Snaporaz s’accroche
au sien, pendant que son épouse lui reproche de garder ses chaussettes
au lit et de continuer qu’il existe une femme unique, idéale.
Tout est dit, magnifiquement. » Frédéric Strauss,
Télérama du 7 août 2002 |
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