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SEANCES
MARDI 7 SEPTEMBRE
A 20H30
MERCREDI 8 SEPTEMBRE A 14H30
VENDREDI 10 SEPTEMBRE A 18H30
SAMEDI 11 SEPTEMBRE A 19H
DIMANCHE 12 SEPTEMBRE A 16H30
Tout public - à partir de 9 ans
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LA STRADA
de Federico Fellini
Italie, 1954, 1h34, NB, VOSTF
avec Richard Basehart, Anthony Quinn, Aldo Silvani, Giulietta Masina
Gelsomina, une jeune femme naïve et généreuse, a
été vendue par sa mère à un bateleur de
foire brutal et obtus, Zampano, qui accomplit un numéro de briseur
de chaînes sur les places publiques. A bord d'un étrange
équipage - une moto à trois roues aménagée
en roulotte - le couple sillonne les routes d'Italie, menant la rude
et triste vie des forains. Zampano ne cesse de rudoyer sa compagne et
de la tromper sans vergogne. Elle s'efforce pourtant de lui complaire
avec une touchante obstination. Surgit un autre saltimbanque, un violoniste-poète-philosophe-farceur
: le Fou. Il agace à plaisir le pauvre Zampano et raconte à
Gelsomina de très belles et très édifiantes histoires
sous forme de paraboles. Exaspéré, Zampano finit un jour
par le tuer. Malgré le temps qui passe, Gelsomina, prostrée,
ne peut se consoler de la mort du Fou…
C'est par ce film insolite que Federico Fellini se fit connaître
en France. Il avait déjà réalisé Les Feux
du Music-Hall (en collaboration avec Alberto Lattuada), Courrier du
Coeur, Les Vitelloni et un sketch ("Agence matrimoniale")
du film L'amour a la ville. Au départ, pourtant, aucun distributeur
ne voulait prendre en charge La Strada, oeuvre considérée
comme trop éloignée des conventions dramatiques traditionnelles.
Un miracle se produisit : la critique et le public se retrouvèrent
unanimement élogieux. On qualifia Giulietta Masina de "Charlot
féminin".
"Gelsomina et Le Fou, écrivit André Bazin, entraînent
autour d'eux un "aura" de merveilleux qui déroute et
irrite Zampano. Mais ce merveilleux n'est ni surnaturel, ni gratuit
ni même "poétique", il apparaît comme une
qualité possible de la nature." Quant à Jean de Baroncelli,
il affirmait : "La Strada est comme une transfiguration du néo-réalisme.
Tout y est quotidien, familier, parfaitement plausible. Cette histoire
de saltimbanque a l'apparence d'un fait divers, pourtant nous sommes
aux confins de l'étrange, sinon du fantastique." Pour Geneviève
Agel (in "Les chemins de Fellini"), quatre scènes (la
procession, la découverte de l'enfant malade, l'hébergement
au couvent et la mort du Fou) sont les quatre jalons qui marquent "la
procession spirituelle de la jeune femme". |
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