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CYCLE
MICHELANGELO
ANTONIONI
DU 29 AOÛT AU 25 SEPTEMBRE 2006
Michelangelo Antonioni serait l'exemple parfait
d'une double composition. On a souvent voulu trouver l'unité de
son œuvre dans les thèmes tout faits de la solitude et
de l'incommunicabilité, comme caractéristiques de la
misère du monde moderne. Pourtant, selon lui, nous marchons
de deux pas très différents : un pour le corps,
un pour le cerveau. Selon lui, notre connaissance n'hésite pas à se
renouveler, à affronter de grandes mutations, tandis que notre
morale et nos sentiments restent prisonniers de valeurs inadaptées,
de mythes auxquels personne ne croit, et ne trouvent pour se libérer
que de pauvres expédients, cyniques, érotiques ou névrotiques.
Ce n'est pas un auteur qui gémit sur l'impossibilité de communiquer
dans le monde. Simplement le monde est peint de splendides couleurs, tandis que
les corps qui le peuplent sont encore insipides et incolores. L'unité de
l'œuvre d'Antonioni, c'est la confrontation du corps-personnage avec sa
solitude et son passé, et du cerveau-couleur avec toutes ses potentialités
futures, mais les deux composant un seul et même monde, le nôtre,
ses espoirs et son désespoir.
Si Michelangelo Antonioni est sans conteste considéré comme l’un
des grands maîtres du cinéma, sa filmographie est paradoxalement
assez peu montrée. Le mois de septembre sera donc l’occasion de
combler ces lacunes à travers 11 de ses œuvres les plus marquantes.
L'Avventura
Blow Up
Chronique d'un Amour
Chung Kuo, la Chine
La Dame sans Camélias
Le Désert Rouge
L'Eclipse
Identification d'une Femme
Le Mystère d'Oberwald
La Nuit
Profession : Reporter
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