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SEANCES
Jeudi 31 août à 20h30
Dimanche
3 septembre à 21h
Mardi 5 septembre à 20h30
Samedi 9 septembre à 16h
Lundi 11 septembre à 20h30
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L'AVVENTURA
de Michelangelo Antonioni
Italie - France, 1960, 2h20, VOSTF
avec
Gabrielle Ferzetti, Monica Vitti, Léa Massari, Dominique Blanchard, Renzo
Ricci
Gloire et déclin de Clara, ex-vendeuse dans un magasin, devenue vedette
de cinéma en l’espace d’un été. Le rêve,
si vite réalisé, a son prix car le producteur-pygmalion exige en
contrepartie la main de l’actrice. Il voudrait en faire une vraie star,
mais si Clara est très belle, elle n’a néanmoins aucun talent.
Après une liaison adultérine catastrophique, elle tente finalement
d’acquérir son autonomie, de se libérer de son mari et de
poursuivre ses vaines ambitions de comédienne…
« L’Avventura appartient à la légende de Cannes,
puisque le film fut accueilli par des lazzis lors de sa projection, partageant
le public en deux camps irréconciliables, toujours les mêmes :
celui des anciens et celui des modernes. Que lui reprochait-on ? De laisser
inexpliquée la disparition d’une jeune femme de la grande bourgeoisie
romaine sur une île de la mer ionienne ? De changer de sujet en cours
de route ? Son opacité, son intellectualisme ? Un peu de tout
cela à la fois : la disparition, l’estompement du sens, grand
indice de la modernité. »
Jean-Baptiste Morain, Les Inrockuptibles
Rupture brutale dans les conventions du récit cinématographique,
la "double disparition" qu'évoquait, à l'époque,
Pascal Bonitzer dans les Cahiers du Cinéma – disparition physique
et oubli dans l'esprit des personnages et des spectateurs – plonge le film
dans un vide immense voulu par Antonioni. Sous les questions de ses producteurs,
il s'entêtait à répondre qu'Anna doit s'effacer non seulement
physiquement mais dans l'esprit de son amant et de ses amis. Antonioni décrit
L'Avventura comme
un "polar à l'envers", faisant allusion au fait que la victime
n'est jamais retrouvée et que non seulement le crime n'est pas élucidé mais
qu'il n'est même pas certain qu'il ait eu lieu. Le sens du récit
est irrémédiablement perdu. La disparue fait peser sur le couple
un regard indéterminable qui lui donne le sentiment perpétuel d'être épié,
et explique l'incoordination de ses mouvements objectifs, quand il fuit tout
en prétendant la rechercher.
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